J’ai 25 ans aujourd’hui et je m’interroge… Je me pose mille et une questions sur notre monde, sur nos habitudes, sur nos réflexions.
On parle tant des jeunes qui ne portent pas le masque, qui sortent et s’amusent, qui fêtent et s’en fichent. Mais parle-t-on assez des autres ?
Il y a tant de nos jeunes qui ont vu l’un de leur parent partir chaque jour au travail, et rentrer fatigué, se changeant au garage ou dans l’abri de jardin pour se désinfecter, ne sachant plus s’ils pouvaient ou non embrasser leurs enfants. Pense-t-on assez aux angoisses qu’ils ont pu ressentir, aux sacrifices qu’ils ont dû faire ?

Insomnies, angoisses et mort

Tant de nos jeunes ont connu l’hospitalisation suivie, parfois, du décès d’un proche. Les nuits sans sommeil, les larmes refoulées, les espoirs et les doutes, tellement de moments que tant de nos jeunes ont traversés, y pense-t-on assez ? Et il y a tous ceux-là, qui n’ont pu bénéficier d’un suivi médical optimal, pour qui le coronavirus a retardé les diagnostics et les traitements, ou qui se sont rendus à l’hôpital car ils n’avaient pas le choix, une épée de Damoclès au-dessus de la tête… Pense-t-on assez à tous ces jeunes-là ?
Ces jeunes-là, ils s’insurgent devant la négligence, la désinvolture et l’égoïsme. Ils ne comprennent pas que de si petits gestes soient si compliqués à adopter. Eux qui ont pu entrevoir les dommages collatéraux de ce virus ne peuvent s’empêcher de se questionner… Et de se dire "Il suffirait de…".
A-t-on oublié que les petites gouttes d’eau forment les océans ? Je suis de ces jeunes-là, de ces jeunes qui espèrent que le "t" de solitaire se transforme en "d" de solidaire.