Covid 19 Le médecin et le virus

J’ai retrouvé dans les "papiers de famille" un document intitulé "Le Virus" écrit, en octobre 1989, par mon père, feu le docteur Jacques Dubois, médecin généraliste à Libin en province du Luxembourg. Il me semble parfaitement coller à l’actualité.

"Dans le silence feutré de nos cogitations Je me prends bien souvent pour un juge d’instruction Qui par tous les moyens à sa disposition Recherche le coupable jusqu’à satisfaction

Les moyens ne manquent pas, ils sont même légion Mais ils ne suffisent pas malgré leur perfection À trouver quand il faut la meilleure solution

Le médecin tout à coup devient un commissaire Il doit élucider tous les jours des mystères, Des problèmes compliqués à plusieurs inconnues Car il prendra bien garde à cerner son affaire, Prendre ses garanties, éviter les bévues

Et les travers tentants qui pourraient l’écarter Du chemin bien tracé de toute la vérité Et du bon diagnostic au traitement adéquat

Comme le commissaire il dira "Eurêka" Quand il pourra confondre au banc des accusés Ce petit, ce morveux, ce virus misérable Qui s’était avéré être le vrai coupable

Moralité : La médecine générale est une grande aventure Qui la relie parfois à la magistrature ! Philippe Dubois ANSEREMME

Take Away

Un petit patron de l’Horeca en stand-by. Il ne conteste pas les mesures gouvernementales ; il les respecte intégralement. À l’heure de la boum-rassemblement dans le bois de la Cambre, des revendications en prévision des vacances, de la fermeture des restaurants… qu’est-ce qui le tarabuste ? Cet indépendant entend les réclamations du parti qui harcèle bruyamment la coalition au nom des intérêts de sa clientèle électorale : il est censé faire partie de celle-ci… Cependant, autre est son questionnement, que voici : "Dans cette société en pandémie, comment les sacrifices sont-ils partagés ?" Entre des banques, intouchées par la crise, et des commerçants débiteurs qui devront s’acquitter tôt ou tard de leurs dettes ; entre des propriétaires de surfaces commerciales et leurs locataires qui, tôt ou tard, devront verser les loyers impayés pendant leur traversée du désert ; entre des actionnaires dont les dividendes s’accroissent et des entreprises en faillite ; entre des salariés ou des pensionnés à revenus moyens - supérieurs dont les comptes d’épargne se sont garnis - et des travailleurs précarisés ; entre les familles qui rêvent de leur départ en vacances et celles dont l’horizon se réduit au parc voisin ; entre des étudiants sur la brèche en raison de la perte de leur job et leurs collègues ou enseignants intouchés dans leurs moyens d’existence ; entre les secteurs qui ont prospéré et ceux qui se sont ruinés. "Aux frontières de la solidarité et de la justice, ces questions, qui les porte à gauche ?" demande ce restaurateur. Paul Géradin LOUVAIN-LA-NEUVE

Et les enseignants ?

Avec raison, on plaide pour une réouverture totale des écoles. Pour la vaccination, on met les gardiens de prison et les athlètes des JO sur la liste des personnes prioritaires pour les vaccins. Et les enseignants ? Si on veut rouvrir les écoles à tout prix, ne serait-il pas sensé de ranger les enseignants dans la catégorie des prioritaires ? L’éducation des enfants est effectivement importante, et les enseignants vaccinés seraient plus sereins et il y aurait peut-être moins d’absentéisme dans leurs rangs pour cause de Covid… Anne Hynderick OVERIJSE

Le manque de prévention

Voilà que depuis plus d’un an, je vis, comme des millions de compatriotes, la crise sanitaire. Avec mes espoirs et mes craintes, mes résignations et mes révoltes au sein d’un épais brouillard. J’ai un peu de scrupule à ajouter mes modestes considérations aux millions de pages déjà noircies sur le sujet : je souhaiterais seulement tenter de compenser par quelques pincées de bon sens la science qui me fait défaut. Dès les premières manifestations de la pandémie, nos gouvernants se sont justement inquiétés, à la fois surpris et affolés par la violence du virus. Depuis lors nous prêtons quotidiennement une oreille attentive et récurrente à la voix d’experts virologues, épidémiologues - et autres "logues" encore. […] La question que je me pose est la suivante : n’aurait-on pu, une fois la première vague passée, à la faveur de la surprise surmontée et de l’expérience acquise, envisager d’autres moyens de combattre le virus et plus spécialement par la prévention ? Il existe des produits unanimement reconnus comme la vitamine C, la vitamine D3, le zinc, l’artemisia et des produits phytothérapeutiques qui renforcent considérablement nos immunités. Au mieux ils empêchent l’infection, au pire ils en tempèrent les ravages. Or, je n’ai jamais été, et vous non plus sans doute, le témoin d’une campagne plus ou moins structurée en vue de conseiller ces produits à la population […]. Cela ne valait-il pas la peine d’en parler ? Qu’avait-on à y perdre ? Pourquoi ce silence ? En tout cas, la population âgée, plus fragile et plus sage, aurait suivi, et c’est elle qui en aurait été la bénéficiaire. Mais une telle option ne semblait pas entrer dans la sphère d’entendement des experts consultés. Je crois que le gouvernement eût été bien inspiré d’étoffer son conseil scientifique par des praticiens de terrain qui auraient pu (et j’en connais beaucoup) lui suggérer cette approche dont l’inutilité était loin d’être évidente ! […] Hippolyte Wouters BRUXELLES

Sofagate Un minimum d’éducation

Comme beaucoup de citoyens européens, j’ai été particulièrement choqué par l’affront causé lors de la visite du président du Conseil européen, Charles Michel, et de la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Sofagate qui en a résulté. […] N’avons-nous pas appris à l’école et à la maison que lorsqu’une femme est debout, un homme se lève et lui propose son siège ? Cela fait partie du minimum de savoir-vivre et d’éducation et j’en aurais attendu autant de la part de Charles Michel. Qui plus est, il est choquant de voir Charles Michel rester assis quand la présidente de la Commission européenne était encore debout. Au minimum, il aurait dû se lever et lui céder son siège et aurait fait ainsi un joli pied de nez au président Erdogan tout en montrant aux caméras du monde entier que l’Europe se soucie du respect des femmes et que nos dirigeants européens ont encore un peu d’éducation. Non seulement Charles Michel s’est ridiculisé, mais son comportement a particulièrement écorné l’image d’une Europe forte et qui se respecte. Heureusement que l’actuel président des États-Unis a ce minimum d’éducation et de respect dont ni Erdogan ni Charles Michel n’ont fait preuve. Bernard Guillaume PAYS-BAS

Les chiffres romains Le zéro, l’antiquité et les chineurs

Il était question, dans l’édition du 26 mars, des "chiffres romains" supprimés par certains musées en France. Juristes, formés au droit romain entre 1968 et 1973, nous, lecteurs assidus des lois, avons tous connu les intitulés des titres et chapitres des législations numérotés selon l’antique graphie des nombres… Titre I, Chapitre IV… [...] La réforme vers les chiffres "arabes" pour dénommer les différentes parties d’une loi s’est récemment imposée dans le nouveau Code civil (Cfr. Loi du 13 avril 2019, introduisant un livre 3 - et non III -, intitulé "les Biens"). Il manque toujours un titre 0 et un chapitre 0 ; ils commencent tous par I ou 1 (un), comme l’année 0 de notre temps qui fait défaut. Il est vrai que les chiffres romains ne connaissent pas le "zéro". Il nous reste donc un peu de l’Antiquité : l’absence de zéro. Voilà donc une réforme considérable qui permettra au plus grand nombre d’accéder à la culture (sic) et aux vrais chineurs de livres anciens de tromper le naïf, sur la date d’un livre imprimé avant le XIXe siècle. […] Franz Wascotte HÉRON