Voici quelques-unes de vos réactions partagées cette semaine : 

La lamentable aventure du Brexit

Est-ce que nos politiciens font encore de la politique, gèrent-ils le bien commun, le patrimoine national ? Se préoccupent-ils des besoins humains qui nous habitent tous ? À les observer à la tâche, je remarque qu’ils ont le comportement de "cadres supérieurs" d’une grosse boîte. Ils ne font pas de politique au sens noble du terme, mais de la stratégie en faveur de leur parti. Oui, c’est bien ça, le parti est premier servi. Voici un exemple flagrant : la lamentable aventure du Brexit. Nul ne sait vraiment ce que défend Thérésa May. Elle est brouillée avec les gens de son parti, et ceux-ci sont brouillés avec leurs concurrents opposés. Et les citoyens dans la rue ? Ils ne comptent pas. Envisager une consultation populaire ? Impensable ! Depuis quand un citoyen a-t-il des idées politiques, est-il en capacité d’avoir une opinion ? En réalité, l’avenir de la Grande-Bretagne est secondaire, ce qui importe est que le parti de Madame May reste au pouvoir, coûte que coûte. Il s’agit ni plus ni moins de stratégie et non de politique. Pareillement en notre pays où chaque parti, en vue des élections, "invente" un programme concocté par des idéologues en décalages complets avec la réalité vécue par les citoyens. Le parti premier servi. De la stratégie. Le 26 mai prochain est un trauma passager. Ce ne sont qu’arrangements entre partis afin d’orienter les électeurs. Aujourd’hui le débat est celui du climat, il y a six mois, la mobilité, il y a un an, c’était la sécurité. Tout est bon, puisse le sujet focaliser les attentions de l’instant. Entre servir le parti ou le pays, le choix de ces "cadres sup" est celui de leur employeur, le parti. Il n’y a plus de politique, seulement de la stratégie avec des intrigues, stratagèmes, conspiration et jalousies de bureaux. Des copinages, des associations et des trahisons. Et le pays ? Quel pays, il n’y a pas de pays, pas de patrie, pas de nation, seulement des partis et des stratèges. Damien de Failly

Un délai de plus ? Non !

J’ai honte d’être européen. Après chaque vote négatif du Parlement britannique, l’Europe s’incline devant le Royaume-Uni et lui offre un nouveau report de la date limite du Brexit. Les Britanniques en profitent et font monter les enchères pour provoquer une nouvelle négociation, plus favorable, alors qu’il y a quelques semaines, tous les responsables européens affirmaient que l’accord négocié est le seul possible et qu’il n’y en aura pas d’autre. Ce qualificatif n’est maintenant plus employé, car on veut préparer les foules à un nouvel accord. J’apprends maintenant qu’il est question d’accorder au Royaume-Uni un délai beaucoup plus long pour renégocier. Trop c’est trop ! De Gaulle, qui s’était toujours opposé à l’entrée du Royaume-Uni dans la CEE de l’époque, a dû se retourner plusieurs fois dans sa tombe ! Quand arrêterons-nous de faire des courbettes aux Britanniques ? Ceux-ci nous méprisent et nous traitent comme le paillasson sur lequel ils essuient leurs chaussures dans leur pays humide. Il faut que les Anglais comprennent un jour ou l’autre que les Européens ne sont pas leurs obligés et que ceux-ci n’ont pas à s’adapter systématiquement à leurs humeurs. C’est un peu comme la vie de couple : lorsqu’un partenaire veut tirer la couverture à lui complètement, l’autre finit par se lasser et demande le divorce. J’en ai marre que nous nous couchions systématiquement devant les Anglais. Depuis qu’ils sont dans la communauté européenne, ils n’ont fait que retarder la construction européenne et réduire ses domaines d’action. Ne parlons pas des privilèges dont le Royaume-Uni bénéficie. Il n’y a qu’une chose à faire et il faut impérativement profiter de l’opportunité actuelle qui nous est proposée pour le faire : virer définitivement les Britanniques de l’Union européenne. Houria Lounes

Quitter pour le 20 mai

"Brexit means Brexit" a dit Theresa May. Alors, de fait, les politiciens britanniques doivent être cohérents avec eux-mêmes. Pour moi, les Britanniques doivent avoir quitté l’Union au plus tard vers le 20 mai, avant les élections européennes. Didier Claes

Égoïste

Je me demande ce que coûte ce "je veux partir, retiens-moi" et en quoi ont consisté ces longues discussions depuis des mois ? Si les Anglais font durer ce "plaisir", c’est certainement plus dans leur intérêt que pour celui de la collectivité. La manipulation de l’opinion publique anglaise pour influencer le référendum a depuis été dénoncée ; ces négociations partaient déjà mal… Anne Desoleil

Assesseur à 90 ans

J’ai 90 ans. Jugez de ma stupéfaction lorsqu’il y a peu, j’ai reçu du bureau électoral de Binche, une désignation pour assister comme assesseur au dépouillement des bulletins de vote pour la Chambre. Choix stupide qui dénote un travail à l’aveuglette de la part de quelqu’un à qui on confie une charge importante dans le cadre du processus électoral. Fallait-il en rire ? Ou me désoler de la légèreté avec laquelle certains prennent en charge un travail, noble s’il en est ? Prendre la peine de me justifier pour ce qui, à mon âge, n’est même pas un refus ? Ayant été plusieurs fois chargé d’une mission de président de bureau de vote ou de dépouillement, je me suis contenté de "donner une leçon" à cette personne désinvolte. Quand j’étais président de bureau, lui ai-je écrit, je me souciais de l’âge des personnes que je convoquais. Puisse-t-il en prendre de la graine ! Michel Valenduc