Opinions
Voici quelques-unes de vos réactions à propos de l'environnement et des marches pour le climat.


Marches pour le climat 


Pitoyable

Quand ce sont des "gilets jaunes" qui mènent des manifestations violentes et destructrices pendant des semaines en ne faisant rien à part saccager des biens publics, et ce, sans travailler durant plusieurs jours, là, on ne dit rien. En revanche, quand ce sont des jeunes qui se bougent pour une cause vraiment honorable et dans le respect de tout et de tous, là on critique. C’est pitoyable ! Gwenaëlle Simon

Les enfants font la loi

Les jeunes s’amusent avec les copains, c’est toujours cool de brosser les cours et en plus le climat c’est à la mode, personne n’ose en faire une critique. C’est le monde à l’envers, les enfants font la loi. Personne ne comprend exactement ce qui se joue. Et dire que nos politiciens se font guider. À se demander qui sont les plus ignares des deux. Guy Puttemans

Il existe d’autres enjeux

Deux de mes petits-enfants sont à l’école secondaire. Dans six ou sept ans, si tout va bien, l’aîné sera sur le marché du travail avec - toujours si tout va bien - un diplôme universitaire en poche. Je suis surtout préoccupé aujourd’hui par son sort à ce moment et celui de milliers d’autres comme lui. Quels emplois trouveront-ils ? Avec quels salaires et dans quelles conditions ? Pourront-ils faire vivre une famille ? Devront-ils comme beaucoup choisir entre manger et se soigner ? S’endetter pour payer l’électricité ? Vivront-ils en permanence à la limite de la précarité croissante ? Auront-ils besoin de rire jaune sur les ronds-points pour qu’on les remarque ? Devront-ils travailler jusqu’à la fin de leur vie comme aux États-Unis parce que seuls auront une pension ceux qui peuvent se la payer ? Les syndicats sont structurés alors que les mouvements spontanés sont en vogue. Mais ce n’est pas l’instrument qui compte, c’est l’objectif. Le climat est important mais d’autres enjeux le sont tout autant. La pauvreté, la précarité, la survie au quotidien frappent déjà à la porte de milliers de familles dans notre pays. Peut-être la vôtre, aujourd’hui ou demain. C’est sûr : les sujets socio-économiques sont beaucoup moins amusants, moins modernes, plus politisés. Ils demandent une analyse mais tout comme le climat, ils peuvent être étudiés dans nombre de vos cours. Surtout, ils conduisent à choisir son camp, celui des travailleurs ou celui des employeurs, alors que le climat, personne n’est contre en dehors de quelques climato-sceptiques grincheux. C’est plus compliqué que de s’en prendre aux politiques pourtant bien démunis face aux puissances économiques. André Linard

Un petit test

Les "moins de vingt ans" s’inquiètent. Ils n’ont pas tort. Nous l’étions aussi, il y a près de 50 ans (Club de Rome). La question du climat ne peut cependant écarter d’autres débats contemporains, tels que la pauvreté, en ce compris la solitude, le mépris, l’inculture, la propagande, les comportements inappropriés comme les fraudes, la violence, la méconnaissance des obligations, l’égoïsme, savoir la tendance à être affecté par ce que l’on donne (impôts) et beaucoup moins à ce que l’on reçoit (éducation, santé…). Voici un test : combien d’étudiants de dernière année vont renoncer, au nom du climat, à un voyage de fin d’études vers le sud, dont le coût reste insupportable pour de nombreuses familles ? Combien de jeunes vont renoncer à l’acquisition d’un nouveau smartphone au rythme annuel ? À la fréquentation systématique des fast-food dont on dénonce la production démesurée de déchets ? Franz Wascotte

Il faut les instruire

Il est malsain d’envoyer les enfants dans la rue ? Une fois ? Soit, mais pas tous les jeudis, cela devient l’école buissonnière. Ce n’est pas la façon la plus noble de les impliquer. Leurs aînés en usent déjà, ce qui ne facilite pas toujours le dialogue. Il y a une foule de choses que l’on peut faire pour apprendre aux jeunes à vivre mieux et à les informer de tous les travaux, les recherches entreprises, les budgets alloués, les lois promulguées à cet effet. C’est énorme mais il y a des limites, car il faut du temps. De plus, les finances doivent suivre. Voici quelques exemples : les éoliennes, panneaux solaires, gaz naturel à la place du charbon, les lois carbone, l’isolation des immeubles, les chaudières économiques, la récupération des déchets et leur réutilisation, les lampes LED, les herbicides, les moteurs électriques et/ou à l’hydrogène, la protection des forêts, etc. La meilleure chose serait d’instruire nos enfants. Ils apprendraient quelque chose plutôt que de brandir des slogans que tout le monde connaît et dont tout le monde se préoccupe. Robert Callebaut


Environnement


Changement radical

Le réchauffement climatique est un phénomène temporaire qui par sa perturbation nous replongera dans une nouvelle ère glacière. Un changement radical dont il est difficile d’estimer le temps nécessaire à sa mise en place mais à l’échelle de la Terre ; ce changement sera perçu par tous comme brutal tant le retournement sera spectaculaire. Les conséquences des changements de courants marins auront des conséquences désastreuses peut-être même pires les catastrophes en cascade qui pourraient se produire. Laurent Yasse

Stop aux avions

Afin de pouvoir respirer l’air notamment à Bruxelles, il faut interdire les vols d’avions de loisir, des vacances… Ceci pour le bien du climat, de la planète et des humains… Soyez verts ! Isabelle Clavie

Le train est un non-sens

Le train est manifestement un non-sens économique : il consomme très peu d’énergie et il est malgré tout le plus cher. Faut-il y voir la conséquence de son monopole ou tout simplement de sa nature intrinsèquement coûteuse ? Nicolas Papageorgiou

Vive la voiture !

Primo, les départs en vacances se faisant tous en même temps, seule la voiture permet de transporter tout ce monde. Secundo, le trajet en voiture transporte aussi la voiture, qui servira à Nice comme elle sert en Belgique, sans frais de location. Tertio, le voyage en voiture permet de faire des étapes et des détours, qui peuvent être un but en soi. Quarto, si c’est une voiture de société, ça ne vous coûte rien, oh pardon j’ai dit un vilain mot ! Patrice Deroubaix

La planète s’égare

En ses altitudes célestes, l’Auteur du Tout jette un regard contemplatif sur une planète qui s’égare. Voit une fourmilière d’agités, de cupides et de vantards. Qui parmi la multitude des constellations somptueuses des astres et des corps qui se meuvent sont persuadés de leur grandeur, de leur outrecuidance et de leur éphémère honneur. Pauvres hypocondres dont la vie n’est que brève étincelle. S’ingéniant à détruire l’unique esquif de laquelle, tels des naufragés labiles, détruisent la nacelle. Curieuse engeance qui s’imagine démiurge omnipotents. Qui du silex taillé à la bombe A ce ne sont que combats de Yahweh et d’Allah Par tribulations et assassinats Entre pauvres et magnats, Larmes et armes La planète s’égare. S’atomise, s’éteint. Damien de Failly