Cette semaine, vous avez été nombreux à réagir aux sujets qui ont fait l'actualité. Voici une sélection de vos courriers.
Fédéralisme :  Du courage

Je me rallie tout à fait à l’opinion émise ce 21 décembre par monsieur Verstraete ("Chers décideurs politiques, et si nous essayions le courage ?" NdlR). Un fédéralisme d’union, et non pas un confédéralisme, c’est ce que souhaitent la majorité des Belges. Il faut que nos décideurs politiques aient le courage de sortir de nos enfermements. Changer notre regard vers l’autre, être prêt à l’écouter, à le comprendre. Objectiver le débat, avec l’aide de scientifiques, pour faire face aux fake news. Que les medias organisent des débats citoyens. Et enfin que les décideurs politiques décident. Voilà les propositions de M. Verstraete, bien réalistes et positives. Il y a quelques jours (LLB du 12/12/19), Yves Genin proposait aussi quelques recettes pour faire face au déficit budgétaire qui s’annonce, notamment en simplifiant la lasagne institutionnelle mais aussi en revoyant des sources de dépenses telles que les mutuelles, les provinces. Là aussi, il faut être capable de revoir la situation actuelle. Il faut que nos décideurs politiques redeviennent des hommes d’État, courageux et résolus à restaurer un fédéralisme d’État qui permettra à la Belgique de vivre ensemble et d’aller vers un futur paisible et exemplaire. Ce sont là nos vœux les plus chers pour 2020. Michel Lempereur

Australie :  Les mots se perdent

Est-ce cela la fin des mondes ? Des feux sans nom pour les nommer ? Des peurs sans mots pour les soigner ? Le vide gris sous cendres chaudes ? Et rester là sur une plage les yeux fixés sur l’indicible, les lèvres sèches de trop penser. Et rester là à ne rien dire, attendre là on ne sait quoi sinon des signes de désastres. Regarder ça, imaginer. Vouloir parler mais pour dire quoi à ces humains, ma foi lointains ? Vouloir leur dire que je partage l’angoisse de leur désarroi ? Soudain, voilà que je perçois le lien fragile d’humanité qui me relie à ces gens-là. Les mots se perdent et la distance m’apporte la désespérance. André Ellebout

Zoos : La f in d’une logique ?

La logique du zoo actuel a fait son temps. Il faut remplacer cette logique d’"exploitation" des animaux datant du XIXe siècle par une logique de l’"utilité" pour les animaux et pour la planète. Les zoos devraient enseigner l’empathie envers les autres, en considérant l’animal en tant qu’individu disposant de facultés cognitives et affectives qui témoignent de sa personnalité. Kathy Duquesne

Frais bancaires :  "Cocufiés"

Ceux qui, comme moi, sont nés dans les années 1940-50 se souviennent avec émotion de leur "livret d’épargne" de la CGER promu par les parents et les instituteurs et qui permettait, sans frais et avec la garantie de l’État, de faire fructifier nos petites économies. Plus tard, logiquement, nous sommes devenus clients de la CGER, fleuron de l’épargne populaire. Hélas, nous fûmes cocufiés à plusieurs reprises : d’abord quand la CGER devient une société anonyme en 1992, ensuite lorsque l’État belge céda ses parts au Groupe Fortis en 1998 et enfin lorsqu’elle fut reprise par ce même groupe après sa fusion avec la société Générale de Banque. Aujourd’hui, ce même compte CGER, devenu BNP Paribas Fortis, coûte (pour un compte ménage, une carte de crédit, deux livrets et deux comptes d’ASBL dont je suis administrateur bénévole) 150 euros. Soit l’équivalent de 6000 francs d’autrefois, cette époque où il était gratuit et garanti par l’État. À cela, il faut ajouter, pour les plus âgés, les frais d’apprentissage et d’équipement informatiques. Quant aux très âgés, faudra qu’ils se débrouillent, sans PC, sans terminal. Sans banque bientôt ? Adelin Pirlot

Manager de l’année 2019 :  Mauvais signal ?

Je trouve, pour ma part, qu’élire comme manager de l’année Yvan Verougstraete, un homme d’affaires dynamique (j’en suis convaincu), stratège (c’est une évidence) et intelligent (pas de doute là-dessus), dont le business model est d’appliquer les méthodes de la grande distribution (contestables) à l’industrie du médicament et du pharma (souvent très controversée), est un très mauvais signal. En tout cas un signal très révélateur de la société de consommation effrénée que nous critiquons tous. Tout cela ne me fait pas rêver. Maintenant si on devait me convaincre d’y voir de la créativité, de l’artistique et des valeurs innovantes, je revois volontiers ma copie… Frédéric d’Aspremont