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Le décès ce week-end de deux jeunes gens, qui venaient de participer aux Fêtes de Wallonie à Namur, interpelle évidemment.

Et on soupçonne spontanément un état d'ivresse comme principal responsable de ces deux accidents, même si hier lundi, on n'avait aucun élément officiel pour l'affirmer.

Boire pour boire

Lise et Pierre n'ont jamais assisté à ces festivités dans la capitale wallonne. Mais ils participent régulièrement à des fêtes à Liège. "On boit beaucoup dans les fêtes", reconnaît Lise qui, personnellement, n'est pas dans ce cas : "Je n'ai pas besoin de cela pour bien m'amuser."

"Aller faire la fête, c'est très souvent se saouler. Boire pour boire", confirme Pierre. Tous deux estiment que c'est quasiment devenu une tradition; les garçons buvant de la bière et les filles d'autres types d'alcool. "Heureusement, ajoute Lise, maintenant les jeunes s'organisent pour qu'il y ait toujours un Bob qui ne boit pas. Il y a quelques années, c'était beaucoup plus problématique."

Et à côté de l'alcool, la drogue ? "Oui bien sûr, et l'un favorise l'autre, estime Pierre. Quand tu es saoul, il y a plus de chances d'accepter que quand tu es sobre." Lise ne partage pas totalement ce sentiment : "Les gens qui prennent des joints ne boivent pas autant. L'effet est le même et donc, je ne considère pas que cela pose un beaucoup plus gros problème que l'alcool."

Quelque chose de plus dur

Pas d'accord, Pierre ajoute : "C'est plus grave car, pour se procurer de la drogue, on doit recourir à un dealer et on risque de devenir dealer à son tour, pour pouvoir se fournir. Et le danger existe qu'on passe à autre chose, plus dur."

Deux tiers de fumeurs

Quant au tabac, il est manifestement beaucoup plus banalisé. "Il ne modifie pas le comportement", explique Lise. Dans leur classe, par exemple, il y a au moins la moitié des étudiants qui fument, peut-être même les deux tiers. Mais, ajoutent-ils, ce n'est pas comme cela dans toutes les classes.