Opinions

Une chronique de Drieu Godefridi.

Pour la énième fois depuis l’entrée en fonction du gouvernement fédéral, le syndicat socialiste FGTB a pris sur lui de donner son aval à des actions violant gravement les principes les plus fondamentaux de notre droit : liberté individuelle, liberté de travailler, liberté de circuler, droit à l’intégrité corporelle.

La fermeture d’autorité de dizaines d’entreprises, contre la volonté de leurs travailleurs et de leurs dirigeants, est un acte délictueux au regard de la loi. La destruction de biens publics et privés est un acte délictueux au regard de la loi. Le sabotage des infrastructures (Infrabel) est un acte délictueux au regard de la loi. Un piquet de grève bloquant, avec menaces et violences physiques, est un acte délictueux au regard de la loi. Le blocage de la circulation, avec menaces et violences graves, est un acte délictueux au regard de la loi.

La violence est la négation de toute idée de droit et il n’existe aucune norme, fût-elle une convention internationale, qui permette de soutenir qu’un seul de ces actes relève du droit de grève.

Cette délinquance syndicale, qui s’inscrit dans une longue tradition d’impunité, repose avec acuité la question de la responsabilisation juridique des syndicats belges. Est-il souhaitable que des organisations qui gèrent les milliards du chômage, qui ont le droit d’ester en justice et qui couvrent régulièrement de tels actes délictueux, ne possèdent pas la personnalité juridique ?

On ne comprendrait pas qu’un gouvernement soucieux de l’Etat de droit, et des libertés fondamentales de ses citoyens, reste sans réaction.