Ce 12 août 2010, journée internationale de la jeunesse, marque aussi le lancement par l’Onu de l’année internationale de la jeunesse. En faisant ce choix, les Nations unies souhaitent mettre en valeur la contribution apportée par les jeunes au monde actuel et les aider à faire face aux défis du monde de demain.

L’apport des jeunes à la société est essentiel. C’est sur eux que repose l’avenir; ils réalisent au quotidien de très nombreuses actions (notamment dans les mouvements de jeunesse et au sein des clubs sportifs) et contribuent au renouveau des idées dans le monde par la mise en œuvre de projets innovants.

Et pourtant, les défis immédiats que rencontrent les jeunes ne sont pas minces. Parmi d’autres: le choix et l’accès à une formation de qualité, la recherche d’un premier emploi pour se lancer dans la vie ou le financement de leur logement.

Il existe un autre défi qui réunit les jeunes aujourd’hui: celui de ne pas être la génération oubliée de demain ! Car si on n’y prend pas garde, les jeunes risquent de devenir la génération sacrifiée de la crise économique en matière d’emploi et de devoir assumer seuls la dette des pensions et la dette environnementale. Le soutien aux jeunes est donc un combat fondamental pour notre avenir à tous !

Le thème de cette année internationale de la jeunesse, "Dialogue et compréhension mutuelle", donne l’occasion aux jeunes de contribuer au débat pour deux défis essentiels.

L’allongement de la vie d’abord. Il entraîne une coexistence inédite entre différentes générations. Seules des actions "intergénérationnelles", où les personnes se comprennent et s’enrichissent mutuellement, peuvent déboucher sur une cohabitation harmonieuse. Ce sera essentiel pour mener à bien notamment le débat sur les pensions. La jeune génération ne sera prête à supporter le coût croissant du vieillissement que si des mesures sont prises pour lui permettre de se lancer dans la vie et notamment d’accéder à l’emploi. Cette priorité, couplée à l’investissement dans la formation, est un élément essentiel de solidarité, qui permettra d’augmenter le taux d’emploi. L’expérience des aînés et la transmission de connaissances peuvent aider à relever ce défi.

La réforme institutionnelle ensuite. Elle ne pourra aboutir que dans le dialogue et l’ouverture à l’autre. Les jeunes de la génération actuelle n’ont pas connu le mur de Berlin, ni les postes douaniers entre Etats. Une "génération Erasmus" fait une partie de ses études à l’étranger. Les jeunes ne veulent pas construire de nouveaux murs et prennent des initiatives concrètes qui montrent que ce dialogue est possible. Ce jeudi, au parc royal, des jeunes des trois communautés du pays se retrouvent pour faire la fête. Et fin juin, le travail commun entamé il y a plusieurs années entre les trois conseils de la jeunesse flamand, francophone et germanophone, a mené à la signature d’un accord formel de coopération. Parce qu’au-delà des différences, les jeunes ont toujours trouvé un terrain d’entente et de collaboration. N’est-ce pas là un message clair ?

Cette année internationale de la jeunesse tombe bien. Elle vise à "promouvoir la participation pleine et effective des jeunes dans tous les aspects de la société". Notamment dans les choix d’avenir de notre société. C’est pourquoi il me paraît essentiel que les jeunes puissent s’impliquer dans l’élaboration des décisions. La mise sur pied d’une "Union nationale pour les jeunes" pourrait y contribuer. Elle regrouperait, au-delà des clivages et des frontières linguistiques, des jeunes de tous les partis, des conseils de la jeunesse, des fédérations étudiantes, des organisations et associations de jeunesse actives dans la société civile au sens large.

Et si on faisait confiance aux jeunes ? Tant qu’il y a des jeunes, il y a de l’espoir !