Une carte blanche de Peter Annegarn; Jean-Pierre de Bandt; Thierry de Beaumont; Marie-Paule de Cordes; Philippe Duvieusart; Mark Eyskens; Charles-Ferdinand Nothomb; Eric ter Hark; Charles van der Straten Waillet; Jérôme Vignon.

Très Saint Esprit,

En ce jour de célébration de votre puissance et de votre action, ce jour aussi considéré comme celui de la naissance de l'Eglise, pouvons-nous soumettre à votre divine considération et action éventuelle les éléments suivants : Pâques est une fête dite mobile : sa date change d'une année à l'autre, au contraire de Noël qui est toujours fêté le 25 décembre. C'est le Concile de Nicée en 325 qui arrêta la manière complexe de fixer la date de Pâques : le premier dimanche après la pleine lune qui suit l'équinoxe de printemps le 21 mars. La Pâques catholique et protestante ne coïncide pas avec la Pâques orthodoxe,: en effet, la première se base sur le calendrier grégorien, la seconde sur le calendrier julien; lorsqu’en octobre 1582 le Pape Grégoire XIII décida de passer au calendrier grégorien, l’Eglise orthodoxe refusa de suivre cette décision « catholique ».

La Pâques catholique et protestante tombe au plus tôt le 22 mars, au plus tard le 25 avril (orthodoxes 4 avril – 8 mai). De la date de Pâques, qui peut donc varier de 33 jours, découlent diverses dates chômées et/ou célébrées qui marquent l’année civile, touristique et scolaire dans de nombreux pays : carnavals, lundi de Pâques, jeudi de l’Ascension et lundi de Pentecôte. Ces dates varient également d’année en année.

Il est proposé que les Eglises chrétiennes – catholique, protestantes, anglicane et orthodoxes - dans une démarche œcuménique (premier élément positif) décident la fixation de Pâques à un dimanche identique chaque année. Cette date devrait, pour moultes raisons, se situer au début du printemps de l’hémisphère Nord (près de 90% de la population mondiale) soit le dernier dimanche de mars, dans la plage de dates actuelle de Pâques catholique-protestante, soit le premier dimanche après le 3 avril, dans la plage du calendrier orthodoxe actuel, rythmant heureusement années civile et liturgique trois mois après Noël et trois mois avant les vacances d’été.

Il a été mentionné que la mesure pourrait se concrétiser en 2025, une année qui voit les différentes fêtes de Pâques coïncider dans le temps, le dimanche 20 avril, 2025 année également du dix-septième centenaire du Concile de Nicée, important pour la détermination de la date de Pâques.

Déterminer une date fixe d’un dimanche pour Pâques comporterait des avantages tant pratiques que de renforcement de la place de Pâques dans le calendrier civil :

1. Cette démarche commune des Eglises chrétiennes serait une très heureuse et importante manifestation concrète et pratique d’œcuménisme chrétien.

2. Date rythmant au mieux l’année civile, trimestres scolaires, congés, fêtes et tourisme, à mi-chemin entre Noël et congés estivaux.

3. Facilité pour chacun de connaître les dates dans les prochaines années.

4. « Dans le pli » de la démarche, les nouvelles dates des Pâques orthodoxes et catholique-protestante coïncideraient, sans appeler de concession ni des uns, ni des autres car résultant d’une décision commune sur une nouvelle date.

5. Cette démarche ôterait la connotation quelque peu astrologique, divinatoire, ésotérique, de la situation actuelle où l’astronomie est l’élément déterminant de la fixation de la date de Pâques, tout en liant plus clairement Pâques à la reprise printanière de la vie et en la maintenant proche de la Pâque juive..

6. Enfin cette attention active des Eglises à ce qui convient le mieux au monde – non-chrétiens comme chrétiens – serait particulièrement bienvenue dans un monde qui a parfois tendance à éliminer ce qui est lié à la tradition chrétienne.

De premiers échanges ont montré un large soutien à la proposition tout en soulignant que l’accord du, ou des, côtés orthodoxes était loin d’être évident. Si l’accord catholiques, protestants et anglicans est indispensable – à défaut il convient d’oublier, mais c’est très improbable –; par contre si l’accord des, ou de tous les orthodoxes s’avérait impossible, il conviendrait d’aller de l’avant protestants, anglicans et catholiques (et certains orthodoxes ?).

Dns le cadre de premiers échanges à ce sujet nous avons reçu de (très) hauts dirigeants de différentes Eglises chrétiennes du Moyen-Orient l'indication de ce qu'une telle ACTION oecuménique (et non simple prière ou déclaration) serait un facteur de soutien moral et de lien-communication pour leurs Eglises chrétiennes dispersées.

Alors Seigneur, pourquoi attendre ? Non, Veni Creator Spiritus, mentes tuorum visita . . .