Une carte blanche de l'Union des Classes moyennes et de trente fédérations professionnelles (voir la liste au bas de ce texte).

Le 13 mars, nous, entrepreneurs, avons appris, comme tant de citoyens, que notre vie allait changer. La vie économique s’arrêtait. Nous ne savions pas pour combien de temps. Sauver des vies nous paraissait l’essentiel. Il fallait ralentir l’évolution de la transmission du virus pour que les hôpitaux ne doivent pas refuser de malades, faute de lits disponibles.

Nous, entrepreneurs, avons respecté l’ensemble des mesures sanitaires. Nous avons dû nous informer via la presse. L’information n’était pas toujours claire. Les interprétations étaient changeantes. Nous avons investi dans du matériel sanitaire. Nous avons accepté les changements de mesures, sans toujours les comprendre.

Nous, entrepreneurs, avons fait preuve de créativité. C’est notre métier : être innovant, répondre aux besoins du marché et s’adapter. Nous avons proposé de nouveaux modèles de distribution. Nous avons investi dans le télétravail. Nous avons géré l’incertitude des jours à venir.

Nous sommes 24 semaines plus tard. Et rien ne nous permet d’envisager l’avenir de manière sereine, ni même d’envisager l’avenir tout court.

Certes, des aides nous ont été octroyées mais les aides financières seront toujours insuffisantes. Elles ont permis d’arrêter l’hémorragie liée à la brutalité du choc de l’arrêt de l’activité économique. Elles nous ont permis de remplir nos frigos. Mais, elles ne nous ont pas permis de continuer à investir dans notre entreprise, de développer de nouveaux projets, de trouver de nouveaux clients. Or, c’est ce dont nous avons besoin pour pouvoir créer et gérer une activité pérenne, pour sauver, maintenir et créer de l’emploi. Alors, quelle est la solution ?

Nous laisser faire ce que nous faisons de mieux : travailler, exercer notre métier, faire tourner notre entreprise.

Le virus existe, c’est un fait. Aucun traitement n’est avéré à ce jour, c’est une réalité. Nous devons donc apprendre à vivre avec le Covid-19, comme nous vivons avec le cancer, les catastrophes naturelles, les accidents de la route. Nous devons accepter que le risque 0 n’est pas un objectif atteignable. Sans quoi, nous ne devrons peut-être pas déplorer de décès liés au Covid-19 mais nous devrons faire face à d’autres drames humains liés à l’isolement, la solitude, la pauvreté. Et, en matière de risques, nous nous y connaissons. Certes, pas les risques sanitaires. Mais nous avons choisi celui d’entreprendre. Nous avons investi notre capital. Nos ressources humaines. Et, surtout, notre temps.

La population a besoin de voir sa confiance restaurée. Pour relancer la machine économique et éviter de creuser un trou budgétaire abyssal à charge des générations futures, c’est certain. Mais, également pour donner un horizon serein à ceux qui entreprennent ou souhaitent entreprendre.

Rien ne sera peut-être plus comme avant mais l’avenir peut être meilleur. Construisons-le ensemble en fonction des réalités de nos secteurs. Expliquons nos métiers concrètement aux virologues, aux responsables politiques, aux membres d’un nouveau gouvernement de plein exercice et trouvons les mesures qui permettront de travailler tout en prenant un risque mesuré. Nous avons soulevé des montagnes ces dernières semaines pour nous adapter à de nouvelles manières de vivre. Nous pensons, nous savons que c’est possible.

Attaquons-nous ensemble, dès aujourd’hui, à ce nouveau défi !

Les signataires

Les fédérations :

- Federdrive (auto-école)
- BZB Fedafin
- FBAA (autocaristes)
- FEE (électriciens)
- Fitness.be
- Horeca Wallonie
- UPOB (ostéopathes)
- Avocats.be
- ABAJP (architectes paysagistes)
- Fedpack (emballage)
- Vinum et spiritus
- Fédération des fromagers et des crémiers
- ABJ : jardineries
- UPV : vétérinaires
- Confédération belge du bois
- Brafco
- Coiffure.org
- UPTR
- UPAV (agence de voyages)
- Shoefed
- Femarbel (maison de repos)
- Prodipress
- FWEPF (pompes funèbres)
- UPBOB (bandagistes et orthopédistes)
- CRGE (géomètres-experts)
- GTL (taxis)
- CBD (déménageurs)
- Denuo (ex Coberec : secteur de la récupération de matériaux).
- TRAXIO (secteur de la mobilité)
- VC-CS (Coordinateurs de sécurité)

Les administrateurs UCM :

- Pierre-Frédéric Nyst
- Philippe Denis
- Patrick Cauwert
- Marc Vilet
- Michel Etienne
- Georges Piron
- Patrick Dumont
- Marc Boerboom
- Francis Henry de Frahan
- Gérard Leplat
- René Somville
- Luc Vincent
- Francis Mathot
- Didier Hanin
- Louis de Montpellier
- Jean-Michel Sturbois
- Emmanuel Gérard
- François Bersez
- Emmanuel Provis
- Rodolphe Gambini
- Philippe Laduron
- José Bemelmans
- Fabrice Oppitz
- Fabrice Céola
- Alain Gaussin
- Julie Paternotte
- Marc Breuer
- Thierry Hermanne
- Michel Martin
- Réginald Leroi
- Philippe Puissant
- Paul Catoir