Opinions

En mai 2018, une étude de l’Université de Liège révélait que 76 % des adolescents (61 % des filles et 91 % des garçons) reconnaissaient avoir déjà regardé du contenu pornographique sur Internet. En juin, des professionnels de la santé lançaient dans Le Monde un appel "solennel" pour avertir des dangers de la pornographie chez les jeunes. Les films sont visionnés parfois dès le primaire, "principalement par le biais des smartphones, qui échappent aux regards des parents", pouvait-on lire. "Tous les jeunes ne sont pas en danger, y expliquait le psychiatre Serge Hefez. Mais ceux qui sont mal dans leur peau vont s’en emparer", et pourront se retrouver sous l’emprise de ce qui s’apparente à une "addiction". Entretien avec Martin Steffens, philosophe.

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