Opinions

Une opinion de Laura Dufey, chargée de missions à la Fédération des Centres de Planning Familial des FPS.

Léa a 26 ans. Elle fréquente le centre de planning familial depuis plusieurs années. Elle en a entendu parler à 16 ans, lors d’une animation dans son école. A 18 ans, elle est entrée au centre de planning familial près de chez elle pour faire un test de grossesse (le préservatif s’était déchiré lors d’un rapport sexuel). Elle a été accueillie par une assistante sociale avec qui elle a parlé de ses craintes d’être enceinte et qui l’a rassurée sur la confidentialité de leurs échanges. Puis, elle a fait un test de grossesse. Ouf, il était négatif !

Cette année-là, elle a aussi passé sa première consultation gynécologique avec le médecin du centre. Il lui a prescrit la pilule contraceptive. Depuis, chaque année, elle voit le médecin pour sa consultation gynécologique annuelle. L’année dernière, Léa s’est séparée de son compagnon. Elle est allée voir la juriste pour connaître ses droits en matière de garde car ils ont un enfant ensemble. Ça a été une période difficile pour elle et elle a pu la traverser plus sereinement en en parlant avec la psychologue du centre. Elle a également pu bénéficier des conseils de l’assistant social car être mère célibataire a rendu sa situation financière difficile. Aujourd’hui, tout va bien, elle sait où aller quand elle en a besoin…

Mattéo a 30 ans. A 15 ans, il pousse la porte d’un centre avec un copain pour demander des préservatifs gratuits, il n’osait pas aller à la pharmacie du coin qui connait toute la famille. A 18 ans, il y est retourné pour accompagner sa copine qui avait besoin d’une pilule du lendemain. Ils l’ont reçue gratuitement et ont obtenu en prime un conseil sur la contraception. Ils en ont profité pour faire tous les deux un test de dépistage des IST. Aujourd’hui il est un peu perdu dans son couple, il a envie de faire le point, alors il y est retourné, pour discuter avec un psychologue.

Au-delà de tous les services qu’ils proposent, les centres de planning familial sont avant tout des lieux où la parole peut être libre, où on peut trouver une écoute dans le respect. La confidentialité et l’accessibilité financière sont primordiales.

Ici, pas de tabou ! Tous les thèmes liés à la vie affective et sexuelle peuvent être abordés : désir, plaisir, grossesse, avortement, IST (Infections Sexuellement Transmissibles), droits sexuels, homosexualité, égalité entre les hommes et les femmes… Les centres de planning familial sont dans une logique d’accès à l’information, d’émancipation et de participation.

Tout le monde est concerné par la sexualité ! Le nier, ne pas en parler, n’est pas sans conséquences pour la société et les individus. C’est prendre le risque de ne pas savoir se protéger des IST ou des grossesses non désirées, de créer des peurs, des gènes…

La sexualité (au sens large du terme), ça s’apprend ! Connaître son corps, savoir poser ses limites, se protéger, permet de vivre une sexualité responsable. Parler de respect, d’égalité, c’est promouvoir des relations non violentes et épanouissantes.

En plus de leurs services (accueils, consultations, dépistage, pilule du lendemain…), les centres de planning familial proposent des animations à la vie affective et sexuelle pour aborder toutes ces questions avec tous les publics. Curieux d’entrer dans un centre de planning familial ? Profitez-en ! Du 22 au 26 avril, c’est la semaine portes ouvertes dans les centres de planning familial des FPS. Plus d’infos sur www.planningsfps.be.

Pour trouver le centre de planning familial le plus proche de chez vous, surfez sur www.loveattitude.be, le portail de tous les centres de planning familial en Fédération Wallonie Bruxelles.