Une opinion d'Armand De Caevel, président du Cercle des étudiants libéraux de l'ULB.


Le Comac, cercle politique d’extrême gauche, instrumentalise l’organe de représentation étudiante. Stop à la désinformation autour d’un partenariat strictement immobilier.


En septembre dernier commençait une série de discussions à propos d’un possible accord immobilier entre l’ULB et McKinsey.

Cet accord prévoit l’érection d’un bâtiment sur le campus de la Plaine, campus que l’ULB souhaite voir évoluer en un pôle d’ingénierie et de sciences techniques. Cette construction serait financée partiellement par la firme de consulting et y abriterait ses locaux durant 20 ans après lesquels l’ULB récupérerait l’intégrale propriété du bâtiment.

Mais alors, qu’en est-il de ce que le BEA (Bureau étudiants administrateurs) et certains mouvements d’extrême gauche annoncent à propos du contrôle de McKinsey sur l’enseignement prodigué à l’Université ? Voici quelques explications…

Le Comac ULB, cercle politique fort actif sur le campus de l’université provenant de la jeunesse du PTB, a depuis plusieurs années cherché à influencer les différentes politiques de financement et d’enseignement menées par l’ULB. Etant cependant limité à son rôle de cercle politique sur le campus, ses idées n’ont jamais trouvé un écho suffisant au sein de la communauté estudiantine.

Manquant de visibilité et de pouvoirs décisionnels et afin de véhiculer ses idées, le Comac s’est alors investi très largement au sein du BEA, organe de représentation étudiante au sein des différentes administrations de l’ULB.

Intéressé par la question du partenariat entre l’ULB et McKinsey, le Cercle des étudiants libéraux de l’ULB s’est rendu à l’Assemblée générale du BEA contre la venue de l’entreprise de consulting. Nous avons été profondément choqués par ce qu’il nous a été donné de voir lors de cette AG. Premièrement, une septantaine de personnes tout au plus, portant pour la plupart un signe distinctif du Comac, discutant non pas sur le côté bénéfique ou non de la venue de McKinsey mais plutôt sur les actions à mener pour empêcher l’implantation de la multinationale sur le campus. Deuxièmement, une modération assurée par 3 personnes dont deux d’entre elles également porteuses de pin’s et d’autocollants du mouvement d’extrême gauche.

Afin de prouver à nouveau l’instrumentalisation du BEA par le Comac, nous avons effectué de plus vastes recherches sur les deux mouvements étudiants. Nous avons constaté sur les pages Facebook respectives de ces deux organisations deux publications portant les mêmes revendications et datant toutes deux du 10 octobre. Preuve supplémentaire de l’utilisation de l’organe de représentation étudiante par le Comac, les différentes communications du BEA ne visant donc pas à défendre la communauté estudiantine mais clairement une ligne politique d’extrême gauche.

Face à une telle situation, le Cercle des étudiants libéraux souhaite réagir et donner son opinion.

Notre Cercle considère qu’il est urgent de stopper la désinformation autour de ce partenariat qui est, rappelons-le, strictement immobilier.

Nous sommes aussi surpris que le débat avec les étudiants accepté par notre recteur n’ait toujours pas entraîné de réponse à l’heure actuelle sur le campus. Cela nous interroge encore davantage sur la politique de désinformation menée par le BEA et le Comac.

Selon nous, sur l’affaire McKinsey, le BEA, se prétendant légitime, ne représente en rien l’avis des 25 000 étudiants de l’ULB. D’une part, car seulement une septantaine de personnes siégeaient lors de la dernière AG et d’autre part, car la grande majorité d’entre elles représentaient la jeunesse de parti du PTB.

En guise de conclusion, nous considérons qu’au vu de la situation financière de l’ULB, une donation immobilière de cette envergure, bien que nécessitant toute notre prudence, est une opportunité à saisir pour notre université. Il nous paraît évident qu’un accord de ce type conclu avec un organisme public n’aurait pas suscité tant d’agitation sur notre campus.