En ce 26 juin 2020, c’est le 75e anniversaire de l’Organisation des Nations unies. Défendons-la. Une carte blanche de Pierre Galand, Président de l'Association pour les Nations unies.

Dès avant la pandémie du Covid-19, nous avons observé un dangereux mouvement mondial de repli sur soi dont Donald Trump fut l’un des principaux instigateurs et têtes de pont.

Les partis populistes, les forces conservatrices et les formations néofascistes se sont engouffrés dans cette brèche tant en Europe qu’en Amérique latine et en Inde.

Mobilisons-nous aujourd’hui pour qu’à la sortie de la pandémie corresponde un retour du balancier vers de nouvelles perspectives et propositions pour refaire humanité ensemble.

L'Onu, une organisation au service de l’humanité

À la crainte de l’autre, le pauvre, le malade, l’étranger, le migrant, qui pousse au repli sur soi ; à la construction de murs ; pire, à un nouvel eugénisme mental, nous devons opposer et promouvoir le préambule et les 30 articles de la Déclaration universelle des droits de l’homme. Rappeler qu’il s’agit des fondements de notre vivre-ensemble et de la seule manière de construire une citoyenneté mondiale, la Terre n’étant finalement qu’un seul pays.

Nous nous devons de contribuer activement à cette nouvelle conception du multilatéralisme et du rôle des Nations unies, celui d’être au service de l’humanité tout entière et donc d’élaborer une nouvelle politique d’humanité.

L’appel du secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, pour mettre fin aux conflits armés afin de combattre ensemble le fléau du coronavirus doit être respecté et accompagné d’urgence de négociations de paix et de nouveaux traités visant à réduire drastiquement la course aux armements nucléaires et le commerce des armes qui alimentent les zones de conflits.

Nous devons forcer les décideurs politiques et économiques à créer les ponts qui permettront à l’ensemble des humains l’accès au bien-être, le partage des savoirs et des innovations sociales et économiques qui sont des biens communs de notre humanité et doivent devenir accessibles à tous les humains.

L'Onu, au service d'une nouvelle culture

C’est d’une culture nouvelle dont il est question, d’une autre conception de l’usage des ressources et des richesses disponibles, et cela commence par leur redistribution et l’annulation des dettes des pays les plus pauvres. Aujourd’hui cela passera nécessairement par le respect de la nature. Les grands dérèglements climatiques, le désordre écologique nous obligent à travailler autrement pour une humanité solidaire, respectueuse de notre planète et de son espace sidéral.

Redevenons acteurs d’une humanité en devenir.