Une opinion de Vincent Blondel (Recteur UCLouvain), Philippe Dubois (Recteur UMONS), Yvon Englert (Recteur ULB), Naji Habra (Recteur UNamur), Pierre Jadoul (Recteur USaint-Louis - Bruxelles) et de Pierre Wolper (Recteur ULiège).


Ces derniers mois ont vu le débat sur les mesures nécessaires à rencontrer le défi climatique prendre un tour inédit qui rassemble en priorité la jeunesse du nord comme du sud du pays.


Nous sommes continuellement au contact des jeunes générations et nous ne sommes pas surpris par l’élan qui les anime dans lequel nous retrouvons la force et l’enthousiasme de nos étudiant.e.s. Nous sommes ravis de voir une nouvelle génération prendre son destin en main et, par la même, faire son écolage de la citoyenneté, dans toutes ses dimensions et toute sa complexité.

Nos institutions sont profondément engagées sur les multiples questions qui touchent au climat et, plus globalement, au développement durable, et ce depuis souvent plus d’une décennie. Mais l’accélération du débat nous pousse à faire plus et mieux tout en respectant l’autonomie de nos étudiants.

Faire les bons choix

Chacune de nos institutions avec sa sensibilité propre prend part à la réflexion sociale en cours qui fait partie de la mission de l’Université. Mais nous tenons à le faire en séparant bien ce qui est de l’ordre de l’engagement militant individuel de nos professeurs, de nos chercheurs, de nos étudiant.e.s, et ce que l’Université, comme institution, peut apporter de particulier et de conforme à sa raison d’être : la rationalité scientifique, l’analyse avec le recul nécessaire et l’esprit critique, des éléments essentiels à tou.te.s pour faire les bons choix face aux défis qui se profilent derrière les mouvements d’aujourd’hui.

C’est avec cette même rigueur qui caractérise la recherche et l’enseignement universitaire que l’Université inclut le développement durable en général et les questions climatiques en particulier dans ses enseignements, et que nous sensibilisons nos 100 000 étudiant.e.s à ces questions.

Enfin, les universités, comme institutions importantes et grands employeurs, doivent être exemplaires dans leur gestion et réduire leurs empreintes carbone. Le sous–financement actuel des universités n’y aide pas, mais ne peut constituer un alibi pour ne pas agir.

C’est sur l’ensemble de ces trois plans que les recteurs s’engagent à mobiliser leurs institutions, et ainsi contribuer à l’effort et au bien commun.