Suite aux attentats de Paris, la journaliste de Charlie Hebdo et militante des Droits de l'homme franco-marocaine Zineb El Rhazoui a réagi sans langue de bois ce dimanche sur la radio française RMC. 


Selon elle, il faudrait condamner beaucoup plus durement l'islamisme radical. "On peut s'indigner que la messe soit donnée en latin mais on ne peut pas mettre notre nez dans ce qui se passe dans les mosquées, avance-t-elle. Tant que ce discours-là sera abandonné à l'extrême droite, tant que les formations politiques classiques continueront à penser qu'en dénonçant cela elles peuvent être taxées de racisme on continuera à rester dans ce désespoir-là."

La journaliste menacée de mort poursuit en distinguant le racisme d'une dénonciation de la radicalité: "Pour moi l'islam n'est pas une race, la radicalité n'appartient à aucune race et le dénoncer c'est se référer à des principes démocratiques. Nous devons comprendre qu'il est temps d'arrêter de transiger sur les violations faites à la démocratie, à l'égalité hommes-femmes au nom du différentialisme culturel."

Et de conclure: "Nous avons accepté d'être les otages de cette façon de penser qui fait que quand nous nous en prenons aux plus radicaux des musulmans, nous sommes tout de suite taxés de racisme. La France n'a pas de leçon à recevoir de ces assassins dont la plupart sont alignés avec des pays qui sont bien plus racistes que la France."