Tir de barrage nord-coréen dans une zone maritime "tampon", selon Séoul

<p>Une frégate sud-coréenne en mer du Japon, le 3 novembre 2022</p>

La Corée du Nord a procédé à un tir de barrage, dans la nuit de jeudi à vendredi, sur une zone maritime "tampon", a déclaré l'armée de Séoul, dans le cadre d'une recrudescence de tirs de Pyongyang, dont un missile balistique intercontinental qui a échoué en plein vol.

Séoul et Washington ont prolongé jusqu'à samedi leurs exercices aériens conjoints, les plus importants jamais réalisés, qui impliquent des centaines d'avions de guerre de part et d'autre.

Pyongyang a déclaré que la décision de prolonger les exercices aériens était "un choix très dangereux et mauvais" et a tiré trois missiles balistiques à courte portée jeudi en fin de journée.

Peu après cette annonce, à partir de 23H28 locales jeudi, l'armée de Séoul a détecté environ 80 tirs d'artillerie effectués par le Nord dans une "zone tampon" maritime depuis la région de Kumkang, dans la province de Kangwon sur la côte est du pays.

Ce tir de barrage est "une claire violation" de l'accord inter-coréen de 2018 qui a établi des zones tampon afin de réduire les tensions entre les deux parties, a déclaré l'état-major sud-coréen.

Les Etats-Unis ont dénoncé "le tir illégal et déstabilisateur d'un missile balistique intercontinental", pendant que Séoul et Washington ont promis de prendre de nouvelles mesures pour démontrer leur "détermination et leurs capacités" face aux menaces croissantes du Nord.

Pyongyang a tiré une trentaine de missiles mercredi et jeudi, dont un a terminé sa course près des eaux territoriales du Sud, pour la première fois depuis la fin de la guerre de Corée en 1953.

Le président sud-coréen Yoon Suk-yeol a déclaré qu'il s'agissait d'une "invasion territoriale de fait.

Cette démonstration de force par Pyongyang intervient au moment où la Corée du Sud et les Etats-Unis mènent les plus importants exercices aériens de leur histoire dans la région.

L'exercice baptisé "Tempête vigilante" constitue "une manœuvre militaire agressive et provocatrice visant la République populaire et démocratique de Corée", a dénoncé mercredi le régime nord-coréen, qui a menacé Séoul et Washington de "payer le plus horrible prix de l'histoire".

<p>Sirène d'alerte aérienne dans l'île sud-coréenne d'Ulleungdo, en mer du Japon, le 3 novembre 2022</p>

Les responsables et les analystes avertissent depuis des mois que la Corée du Nord s'apprête à réaliser un essai nucléaire, qui serait son septième.

Outre l'exercice "Tempête vigilante" prévu jusqu'à samedi, l'armée sud-coréenne a annoncé qu'elle procèderait la semaine prochaine à son exercice annuel "Taegeuk" destiné à "améliorer la performance en temps de guerre" et la gestion de crise.

Il s'agit d'un exercice simulé par ordinateur mené pour renforcer "la capacité à mener des missions pratiques en prévision de diverses menaces telles que les armes nucléaires, les missiles et les récentes provocations de la Corée du Nord", selon l'armée sud-coréenne.

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