Mobilisation anti-mariage homo à Paris - EN DIRECT

Des opposants au mariage homosexuel manifestent le 26 mai 2013 à Paris

16H11 - Sécurité privée - En avant du cortège parti d'Austerlitz, une poignée d'hommes en uniforme, avec veste taguée 'sécurité sûreté'. "On a recruté trois entreprises, une par cortège pour être irréprochable", explique Anne Laumonzie, qui gère les relations presse de 'La Manif pour tous' .

16H00 - Tentative de débordement terminée - Fin de la petite escapade de la part d'une cinquantaine de manifestants pour aller sur les Champs-Elysées. Beaucoup de forces de l'ordre et de CRS y sont deployés pour prévenir tout débordement. Des badauds regardent les manifestants et prennent des photos, selon une journaliste sur place.

15H45 - "Non à l'exploitation politique" - La foule est compacte avenue de Suffren, dans le XVe. Dans une rue perpendiculaire, bloquée par cinq CRS, un vieil homme seul se fait huer par la foule. Appuyé sur sa canne, il brandit une pancarte: "valeurs chrétiennes = tolérance, respect de l'autre Amour ! Oui au mariage pour tous ! Non au repli, au mépris, à l'exclusion, à l'exploitation politique !" "C'est juste pour marquer le coup", fait-il valoir.

15H33 - Abroger et réécrire - "Il est évident qu'il faudra abroger la loi et la réécrire. On ne peut pas se battre contre cette loi et ensuite expliquer que l'abrogation sera impossible. Ayons la décence de ne pas chercher à récupérer de façon politicienne ce mouvement, le but n'est pas de transformer ceux qui sont là en militants", déclare dans le cortège Laurent Wauquiez, député UMP.

15H30 - Et pour les singes ? - A l'arrière du cortège de Civitas, le groupe d'extrême droite des Jeunesses nationalistes défile derrière sa banderole. Les participants scandent "bleu blanc rouge, la France aux Français". Certains portent une photo de singe avec la mention "Mariage pour tous ? Et pourquoi pas pour lui?"

15H27 - Sous surveillance - Une centaine de jeunes ont quitté le cortège de la manif place Iéna. Très gros déploiement policier derrière eux. Au moins 15 camions les suivent toutes sirènes hurlantes, rapporte une journaliste de l'AFP sur place.

15H25 - Premier parti - Jean-François Copé vient de quitter la manif pour se préparer à participer à l'émission "Le Grand Jury" RTL, selon la journaliste de l'AFP sur place Nadège Puljak.

15H23 - "La manif sait se tenir" - Pour Hervé Mariton, député UMP, "depuis le début, on n'a pas vu une seule force de l'ordre, on nous fait passer par des rues pleines de voitures et zéro incident. Autant le ministre de l'Intérieur est irresponsable, autant la manif sait se tenir".

15H22 - "Aux Champs-Elysées..." - Un groupe de femmes et d'hommes en salopettes roses allument de nombreux fumigènes de couleur rouge, orange et courrent avec près de la place Iéna. Des jeunes crient "Tout le monde aux Champs" et entraînent une partie de la foule vers les Champs-Elysées.

15H19 - En chansons - Dans le cortège en provenance de la Porte de Saint-Cloud, on chante régulièrement la Marseillaise ou "Je ne veux pas que ma mère s'appelle Robert". Les manifestants font coucou aux bateaux mouches: les touristes étrangers répondent et se font acclamer.

15H14 - Epineuse question du comptage - Un "dispositif tout à fait classique" de comptage a été mis en place, explique René Bailly, directeur du renseignement à la préfecture de police. Il y a "deux points hauts" de comptage par cortège, situés au 1er ou 2e étage d'un immeuble ou d'un hôtel, donc au total six points de comptage pour les trois cortèges de La Manif pour tous. Ces six points sont doublés d'un dispositif vidéo, qui permet "de vérifier les chiffres un fois les manifestations terminées". Par ailleurs des fonctionnaires "au sol" donnent "des fourchettes d'estimations sur des points particuliers". Au total, 150 fonctionnaires sont mobilisés, rapporte la journaliste de l'AFP Cécile Azzaro, sur place. Pour la manif Civitas, moins nombreuse, il y a juste un dispositif au sol.

15H13 - Duo - L'eurodéputé Bruno Gollnisch, proche de la mouvance catholique-traditionaliste, a rejoint Gilbert Collard en tête de la délégation du FN.

Manifestation contre le mariage homosexuel, le 26 mai 2013 à Paris

15H10 - Touristes ébahis - Dans le quartier latin, des touristes sont un peu ébahis. Pilar, Espagnole, regarde avec "surprise" le cortège. Favorable au mariage homosexuel, elle dit "savoir qu'une portion de la société française est conservatrice. Mais, à ce point-là, ce n'est pas l'image que l'on a de la France".

"Je suis un âne, j'ai voté François Hollande"

15H08 - Conflit générationnel - Dans le Ve arrondissement de Paris, une vieille dame très chic lâche un "connasse" à une jeune manifestante qui, visiblement, n'a rien entendu, selon une journaliste de l'AFP sur place.

15H03 - "Sodome, Gomorrhe, culture de mort!" - Alain Escada, président de Civitas, prévient les manifestants que les Femen prévoient une action le long du parcours et scande au micro: "Ni laïque, ni maçonnique, la France est catholique!" et "Sodome, Gomorrhe, culture de mort!"."Balayons les ennemis de la famille ! Balayons les ennemis du mariage!", lit-on sur la banderole de tête. "Non à la culture de mort. Avortement. Euthanasie. Mariage homosexuel. Trafic d'enfants", peut-on voir aussi sur une pancarte.

15H01 - "Future maman en colère" - Place Catroux, dans le XVIIe, le cortège Civitas fort de quelques centaines de personnes s'ébranle. Autour de nombreuses personnes agées, familles, militants monarchistes et un religieux en soutane, une petite fille porte un petit panneau: "Future maman en colere".

15H00 - "Copé laboure des terres infâmes" - Pour le député écologiste Noël Mamère, Jean-François Copé, qui participe à "La Manif pour tous", "laboure des terres infâmes". "La droite paye le fait que Nicolas Sarkozy (...) a fait une campagne sur le thème de la droite identitaire, il ne faut pas s'étonner qu'aujourd'hui le manche du râteau revienne dans la figure de tous ceux qui ont soufflé sur les braises et qui ont été dans la surenchère. M. Copé s'obstine à vouloir continuer dans ce sens-là, il laboure sur des terres infâmes et doit être sanctionné pour ça par les électeurs", a-t-il déclaré au "Forum" de Radio J.

14H55 - "Manuel Gaz" - Dans le cortège parti de la Porte Dauphine, la Marseillaise est chantée par les élus en tête de marche. Dans les rangs, ils sont nombreux à conspuer celui qu'ils appellent "Manuel Gaz" et dont le nom revient plus souvent que ceux de Christiane Taubira ou François Hollande. "Cahuzac a menti et Valls aussi", scande la sono.

14H51 - "Triste pour Frigide" - Clothilde, venue manifester pour la 4e fois avec son mari et leurs quatre enfants, se dit "triste que des gens se soient acharnés sur Frigide Barjot, c'est à elle qu'on doit cette ambiance", rapporte Charlotte Plantive de l'AFP.

14H47 - "Où sont les terroristes ?" - "Regardez M. Valls, cette foule immense et pacifique. Est-ce que ce sont des terroristes ?", demande un organisateur au micro. Des affiches sont distribuées aux manifestants, certaines montrent un portrait de Gandhi barré de la mention "né d'un père et d'une mère ", d'autres indiquent "la grossesse n'est pas un CDD" ou encore "où est le progrès ?", selon une journaliste de l'AFP près d'Austerlitz.

14H45 - Retardée - La délégation FN, qui s'était donnée rendez-vous Porte Dauphine, ne réunissait qu'entre 100 et 200 sympathisants. Le groupe s'est élancé avec Gilbert Collard comme seule figure à sa tête, mais pas Marion Maréchal-Le Pen, visiblement en retard.

14H43 - Trois ânes - Les intégristes de Civitas défileront derrière une banderole à la gloire du Sacré-Coeur de Jésus, au son de chants catholiques nationalistes et aux cotés de trois ânes équipés de pancartes "je suis un âne et j'ai voté Hollande".

14H40 - "Du balai" - Dans le XVIIe arrondissement, au point de ralliement des intégristes de Civitas, sont surtout distribués à quelques centaines de manifestants le drapeau du Sacré-Coeur, pour deux euros, ainsi que des balais, pour cinq euros. "Cette loi fut-elle promulguée, n'en reste pas moins pour nous illégitime parce qu'elle est contraire à la loi naturelle", déclare le président de Civitas, Alain Escada, à la journaliste de l'AFP sur place Annick Benoist. Il veut encourager "les maires et les élus municipaux à désobéir à cette loi".

14H37 - "Alerter la société" - Bertrand, médecin originaire de Nancy, est venu manifester avec sa femme et son fils. "C'est au gouvernementt d'assurer la sécurité. Ils veulent decourager les gens. Il y a des excès partout, on trouvera toujours des dingues, mais cela ne m'intéresse pas", déclare-t-il à un journaliste de l'AFP. "Ce qu'on propose comme projet de société, c'est impossible. Après, on aura la PMA, la GPA, l'euthanasie... Il faut alerter la société !"

"Triste pour Frigide"

14H32 - "On compte sur vous" - Sur le devant du cortège de la Porte Dauphine, on se bouscule pour voir les ténors de l'UMP qui défilent. "On compte sur vous pour le retrait de loi après !", hurle un manifestant à l'adresse des leaders de droite.

Des opposants au mariage homosexuel manifestent à Paris, le 26 mai 2013

14H27 "Dans la paix" - Mgr Bernard Podvin, porte-parole de la Conférence des Evêques de France, déclare que "les personnes qui gâcheraient cette journée seraient hautement condamnables", ajoutant que "L'Eglise catholique, qui n'est pas organisatrice, désire vivement que la manifestation se déroule dans la paix".

14H20 - "Dansez, chantez" - "Si vous croisez la démocratie ramenez-la à François Hollande", préconise la sono installée Porte Dauphine. "Dansez, chantez car aujourd'hui c'est la victoire". "Nous sommes déterminés mais non violents, je vous demande donc de laisser les journalistes circuler normalement pour qu'ils puissent faire leur travail, ainsi que la police", ajoute le speaker selon la journaliste sur place Marion Thibaut.

14H18 - Retour au bercail - Après s'être glissé quelques instants derrière la banderole des élus, en majorité UMP, Gilbert Collard revient au point de ralliement du FN. "Je suis ici dans ma famille", lance-t-il aux journalistes.

14H17 - "Abrogation" - Le hashtag officiel pour suivre sur Twitter la #manifpourtous de dimanche a été intitulé #AbrogationMaintenant !

14H15 - La fête à François - "Alors François, c'est ta fête aujourd'hui!", peut-on lire sur une pancarte de manifestant à la Porte Dauphine. Sur le boulevard Lannes, une Marianne vêtue de blanc déambule dans un cercueil avec un code civil à la main. Derrière elle, on trouve un homme habillé en noir avec une faux à la main et un masque de François Hollande. Ils ont beaucoup de succès, des dizaines de personnes les prennent en photo.

14H11 - "Pas au PSG" - Porte de Saint-Cloud, Nathalie Grillet, cheveux gris au carré, serre-tête, pull rose, sac à dos et drapeaux, est venue de Vélizy avec 3 de ses 5 enfants pour manifester: "C'est pas des casseurs, ici. Je les connais. On est pas au PSG."

14H10 - C'EST PARTI, LE CORTEGE DES ELUS A PRIS LE DEPART DE LA MANIFESTATION PORTE DAUPHINE

14H05 - "L'affaire est cuite" - Raoul, un quinquagénaire venu de Dijon en TGV avec sa femme, un couple d'amis et leur fille de 14 ans, n'était pas venu aux manifestations précédentes, mais "là, il y en a marre de la manière dont Hollande essaie d'étouffer la rue et de nous décrédibiliser", raconte-t-il à la gare d'Austerlitz à la journaliste de l'AFP Charlotte Plantive. "On entend parler d'un mouvement d'extrême droite, je ne vois que des familles ! Même si l'affaire est cuite, on voulait exprimer notre ras-le-bol", précise-t-il, assurant "ne pas être contre les homosexuels et être favorable à une union civile". "Le mariage, c'est pour les familles normales", ajoute sa femme Dorothée.

13H59 - Anti-Valls - En tête du cortège de la Porte Dauphine, juste devant les politiques, quelqu'un brandit une pancarte: "Valls = menteur et tricheur, Valls = Cahuzac, Valls = démission", rapporte la journaliste de l'AFP Nadège Puljak .

13H57 - Ambiance à Saint-Cloud - L'arrêt de métro Porte de Saint-Cloud est désert pour le moment, constate le journaliste de l'AFP Clément Zampa. Sur la place, la foule est tres clairsemée et la circulation n'a pas été interrompue. On distribue t-shirts et drapeaux et la sono joue les Jacskon 5. La foule scande quelques slogans: "socialistes, dictature !" et "Taubira t'es foutue, les Français sont dans la rue". Beaucoup de personnes agées et de familles chantent la Marseillaise.

"Syndrome des cégétistes"

Des élus de droite, dont jean-François Copé (C), en tête de l'un des cortèges de manifestants contre le mariage homosexuel, le 26 mai 2013 à Paris

13H48 - "Syndrome des cégétistes" - "On exprime une opinion, ce qui ne veut pas dire qu'on ne respecte pas la loi, une fois qu'elle est votée", avertit Gilbert Collard, député FN, ajoutant que c'est sa "dernière manif". "Je crois qu'il ne faut pas tomber dans le syndrome des cégétistes, de manifester pour manifester", précise-t-il à Andrea Bambino.

13H45 - "Ni Mitterrand, ni Chirac" - "Il y a des lois injustes dans l'histoire et celle-ci est néfaste et nous tenons à le dire, même si nous n'avons pas d'espoir qu'elle soit retirée. Je ne pense pas qu'Hollande la retire, il n'est ni Mitterrand, ni Chirac", dit Thomas, père d'une famille de cinq enfants venue de Caen, à la journaliste de l'AFP Marion Thibaut.

13H43 - La valse de Collard - Arrivé au point de ralliement des élus, le député FN Gilbert Collard s'est glissé pendant quelques instants derrière la banderole principale, à quelques mètres de Jean-Francois Copé, qui ne le voyait pas, sa vue étant obstruée par les nombreux journalistes. Cherchant le point de ralliement du FN, il a vite rebroussé chemin avant de revenir, quelques secondes plus tard, au lieu de rendez-vous fixé aux élus, en majorité des UMP, relate Andre Bambino, journaliste de l'AFP sur place.

13H30 - La rue est "à nous" - Sur une banderole déployée sur un immeuble de l'avenue de Suffren, dans le XVe arrondissement de Paris, sur le trajet de l'un des cortèges de la Manif pour tous, on peut lire: "On a la rue, ils ont l'Assemblée. Il y a plus de rues que d'assemblées", selon Pierre-Marie Giraud, journaliste de l'AFP.

13H25 - "Sauvons la Fête des mères". Au micro, le speaker de la porte Dauphine crie: "Aujourd'hui, c'est la Fête des mères. Alors si l'an prochain on veut encore une Fête des mères, on fait du bruit !", constate Clément Zampa, journaliste de l'AFP sur place.

13H18 - Premier arrivé - Le président de l'UMP, Jean-François Copé, arrive porte Dauphine. Assailli par des journalistes de télévision, il déclare que c'est "la dernière fois qu'il manifestera sur le sujet", mais entend "faire respecter la position" qui est celle de "millions de Français". "Le prochain rendez-vous sera dans les urnes", prévient-il.

13H15 - Tristes - "Nous serons tristes si (Frigide Barjot) ne vient pas", a lancé Ludovine de la Rochère, présidente du collectif La manif pour tous, lors de la conférence de presse d'annonce de la manifestation dimanche matin à Paris."Nous serons très nombreux aujourd'hui et nous comptons sur Hollande pour retirer cette loi. Le sujet de filiation est tellement important pour les générations futures que nous ne lâcherons rien", a-t-elle poursuivi.

13H13 - Hashtag - Marine Le Pen, qui ne manifestera pas dimanche, a repoussé, lors d'une conférence de presse, tout lien entre son parti et les groupouscules d'extrême droite dont on craint les débordements et ironisé sur la menace d'interdiction du "Printemps français" : "le ministère de l'intérieur veut la dissolution d'un hashtag sur internet, voire sur Twitter, mais je ne suis pas sûre que ce soit très efficace".

13H11 - Entraînement - Avant même ce grand rassemblement, 56 militants anti-mariage homo ont été placés en garde à vue dans la nuit de samedi à dimanche après une manifestation surprise en plein milieu des Champs-Elysées.

Un panneau annonçant la manifestation contre le mariage homosexuel du 26 mai 2013 sur une route à Lille

13H05 - Frigide forfait ? - La figure de proue de la contestation, Frigide Barjot, visiblement dépassée par sa droite, s'est déclarée menacée et privée de liberté de parole, au point de renoncer à défiler. Se contentant d'accueillir dans la matinée à la gare de Lyon les manifestants de Lyon et de Grenoble, elle sera remplacée en tête de cortège par Ludovine de La Rochère, présidente de La manif pour tous, beaucoup moins médiatique.

EN DIRECT - Les opposants au mariage homosexuel descendent une nouvelle fois dans la rue dimanche à Paris où 4.500 policiers et gendarmes sont mobilisés, les autorités redoutant des débordements d'éléments extrémistes.

Alors que la loi est promulguée depuis huit jours et que le premier mariage gay sera célébré mercredi à Montpellier, les détracteurs de la "loi Taubira" n'ont pas renoncé à une ultime démonstration de force, dans un climat particulièrement tendu.

Quatre cortèges sont prévus dans la capitale, trois organisés par le collectif "la Manif pour tous" et un par l'institut Civitas, proche des catholiques intégristes. Ils doivent converger vers les Invalides.

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