Grèce: nouvelles négociations marathon - EN DIRECT

Isabelle TOURNÉ, les journalistes de l'AFP
<p>Le minstre grec des Finances Yanis Varoufakis (d) discute avec le Commissaire européen français Pierre Moscovici (g) avant la réunion de l'Eurogroupe</p>

14:10 GMT - Gréco-compatible - Le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, qui avait reconnu un peu plus tôt être "mort de fatigue" après sa quasi nuit blanche de négociations, promet de travailler "jusqu'à la dernière minute" pour obtenir un accord "euro-compatible et gréco-compatible".

14:04 GMT - "Je suis confiant dans le fait que nous parviendrons à un compromis qui aidera la zone euro et la Grèce à surmonter la crise", affirme le Premier ministre grec à son arrivée au sommet européen.

14:01 GMT - TSIPRAS "CONFIANT" SUR LA POSSIBILITE DE "PARVENIR A UN COMPROMIS" AVEC LES CREANCIERS

13:55 GMT - "Il faut savoir terminer une négociation", assène Hollande devant la presse, faisant valoir "qu'il n'y aurait rien à gagner à laisser trop de temps encore" alors que "la Grèce n'en a plus".

13:52 GMT - Le Nobel d'économie Paul Krugman, jusque là resté plutôt discret sur la Grèce, attaque les créanciers dans son blog du New York Times, en estimant qu'ils l'entraînent tout droit vers une sortie de l'euro : "Les créanciers de la Grèce n'arrêtent pas de rejeter ses propositions, au prétexte qu'elles sont trop centrées sur les impôts et pas assez sur des économies. Nous sommes encore dans un contexte où ils lui imposent leur politique (...) Mais nous ne sommes pas à l'école (...) Si un +Grexit+ se produit, ce sera parce que les créanciers, ou au moins le FMI, voulaient que cela arrive".

13:51 GMT - Avant de s'engouffrer dans le bâtiment du Conseil, le président français François Hollande estime que "le plus tôt sera le mieux" et que "nous ne sommes pas loin".

13:41 GMT - A son arrivée à Bruxelles, la chancelière allemande, Angela Merkel, souffle le froid, comme son ministre des Finances un peu plus tôt: "nous n'avons pas encore fait les progrès nécessaires, par endroits on a même l'impression qu'on est reparti en arrière".

13:39 GMT - Angela Merkel assure aussi que les chefs d'Etat et de gouvernement ne "se mêleront pas" des négociations lors de leur sommet cet après-midi; c'est l'affaire des ministres des Finances, selon elle?

13:38 GMT - Sur la table - Deux propositions distinctes ont été soumises aux grands argentiers réunis depuis 11H30 GMT, pour la quatrième fois en moins d'une semaine : d'un côté "une trame d'accord" mise sur la table par les institutions créancières (UE et FMI), de l'autre une proposition grecque. Il y a "encore beaucoup de travail à faire" pour réconcilier les deux positions, a reconnu la directrice générale du FMI, Christine Lagarde.

13:34 GMT - Pause - Vers 12H30 GMT, le premier ministre luxembourgeois, Xavier Bettel, profitait de quelques instants de répit à la terrasse d'un café avant un sommet promettant d'être long, a relevé le correspondant de l'AFP, Patricio Arana.

13:24 GMT - Week-end ? - Quand Donald Tusk dit croire en un "happy end" à son arrivée au sommet de l'UE, le Premier ministre belge Charles Michel rappelle combien la situation est "délicate, difficile", rapporte la journaliste de l'AFP, Mathilde Richter. Après le ministre autrichien des Finances qui avait parlé de dimanche, il évoque "le week-end" comme horizon possible pour un accord... semant le désespoir parmi les journalistes bruxellois. "La dernière échéance est dimanche, ensuite cela sera trop difficile pour les parlements" nationaux qui doivent se prononcer sur l'accord, a rappelé peu auparavant le ministre autrichien des Finances, Hans-Jörg Schelling.

13:22 GMT - Derrière un défaut de paiement au FMI se profile la menace d'une sortie de la Grèce de la zone euro, un "Grexit", scénario catastrophe pour les responsables européens et pour beaucoup de Grecs qui veulent rester dans l'euro. "L'échec n'est pas une option, il faut réussir", a plaidé le Premier ministre français Manuel Valls dans un entretien à la presse colombienne. Mais les points de friction paraissent encore trop nombreux. Le gouvernement grec veut par exemple obtenir des allègements de sa dette colossale, attendue cette année à 180% de son Produit intérieur brut (PIB). Or beaucoup d'Européens, Allemands en tête, ne veulent pas en entendre parler, du moins pas maintenant.

13:15 GMT - Distance - Une source du gouvernement grec à Athènes a parlé d'une "grande distance" entre les deux camps, à cinq jours de la date-butoir du remboursement au Fonds monétaire international (FMI) qui alimente les craintes de défaut de paiement du pays. Le déblocage d'une tranche d'un prêt en suspens depuis presque un an, de 7,2 milliards d'euros, ou à défaut un geste financier de la BCE sera nécessaire pour qu'Athènes honore cette échéance.

13:05 GMT - A son arrivée à la réunion de l'Eurogroupe, le ministre allemand Wolfgang Schäuble a estimé que les "les Grecs ont plutôt fait des pas en arrière" dans les dernières négociations. Mais peu après, le commissaire européen Pierre Moscovici, a, lui, estimé que "les points de vue se (rapprochaient)", à l'issue de plusieurs heures de négociations la nuit dernière. Le Français qui twittait ce matin, "quand il y a une volonté, il y a un chemin", fait figure d'optimiste dans ce dossier, en multipliant les déclarations pleines de confiance.

13:04 GMT - "Happy end" - Pour le président du Conseil européen, Donald Tusk, "c'est sûr qu'il faudra encore de nombreuses d'heures" pour parvenir à un accord entre Athènes et ses créanciers. "Mais j'ai le sentiment que, contrairement aux tragédies de Sophocle, cette histoire grecque aura un happy end", dit-il avant le sommet des 28.

12:46 GMT - EN DIRECT - La Grèce et ses créanciers n'ont toujours pas trouvé d'accord, à cinq jours d'un possible défaut de paiement du pays. Ils vont présenter cet après-midi deux propositions séparées lors d'une nouvelle réunion des ministres des Finances de la zone euro, qui sera suivie d'un sommet de l'Union européenne. Il manque toujours une base d'accord entre la Grèce et les trois institutions avec lesquelles elle négocie - la Commission européenne, le FMI et la BCE - pour obtenir de l'argent frais en échange d'engagements de réformes et de coupes budgétaires. Pour le ministre allemand des Finances, Wolfgang Schäuble, le pays et ses créanciers, au lieu de s'être rapprochés, sont "encore plus éloignés" qu'avant. Les principaux points d'achoppement sont toujours le champ d'application de la TVA et l'épineuse question des retraites. Les chefs d'Etat et de gouvernement sont attendus à Bruxelles à partir de 14H00 GMT pour un sommet , consacré officiellement au sort des migrants qui affluent de plus en plus nombreux en Europe, et à l'avenir du Royaume-Uni dans l'UE. Mais à cinq jours de la date-butoir du 30 juin, le dossier grec a de grandes chances d'occulter ces autres sujets cruciaux pour l'Europe.

© 2021 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.