Titres restaurant: Moneo prône "la dématérialisation totale à partir du 1er janvier 2017"

AFP

Le groupe Moneo, précurseur des titres restaurant sous forme de cartes, demande "la dématérialisation totale à partir du 1er janvier 2017" de ces titres dans le cadre du projet de loi numérique, a affirmé samedi son directeur général, Serge Ragozin.

"Il faut mettre le sujet sur la place publique pour que les pouvoirs publics se mobilisent afin que le support électronique qui représente moins de 5% du marché actuellement s'impose", a expliqué à l'AFP M. Ragozin, confirmant une information du Figaro.

Avec le support papier, "les usages se sont dévoyés et le contrôle est impossible", a-t-il souligné.

"Dans un marché très largement aidé par l'État, pour un peu plus de 2 milliards d'euros, le support électronique donne un contrôle parfait du système qui permet sa pérennisation", a-t-il complété.

Cette proposition va sans doute "susciter énormément de critiques, mais je ne renonce pas à faire avancer le débat, le plus important étant qu'il y ait un calendrier réaliste", a-t-il ajouté.

La version numérique du titre restaurant a été lancée en avril 2014, sans susciter d'engouement massif pour le moment.

Quatre émetteurs historiques se partagent le marché : Edenred (Ticket Restaurant), Groupe Up (Chèque Déjeuner), Sodexo (Chèque Restaurant), et Natixis (Chèque de Table). Ils sont concurrencés par les acteurs du numérique Moneo Resto, Monetico Resto et dernièrement Digibon (paiement par carte de type bancaire), ainsi que Resto Flash qui propose le paiement par smartphone.

Le passage de la version papier à la version nulmérique permet une grande ouverture à la concurrence car le papier nécessite des imprimeries sécurisées limitant l'accès au marché.

abx/cb/mcj

EDENRED

SODEXO

NATIXIS

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