Dakar-2022: "encore obligés de se concentrer sur l'Arabie saoudite", explique Castera

AFP
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A cause de la pandémie de Covid-19, "on est encore obligés de se concentrer sur l'Arabie saoudite" pour le Dakar-2022, 3e édition du rallye-raid dans le royaume du Golfe, explique à l'AFP son directeur David Castera.

Q: Le Dakar en Arabie saoudite, du 2 au 14 janvier 2022, soulèvera encore des critiques relatives aux manquements en matière de droits humains. Que répondez-vous à cela ?

R: "J'ai envie de croire à leur ouverture. Il y a beaucoup de sports qui entrent, il y a la Formule 1, la Formule E, de la boxe, du vélo. C'est un début, ce n'est peut-être jamais suffisant, on a envie que ça aille plus vite mais il fallait qu'il y ait quelque chose. Au moins maintenant il y a des occidentaux, des visas touristiques. Il y a des femmes qui font le Dakar, des femmes qui conduisent. On est peut-être au début d'un changement, et je crois qu'il faut voir avant tout cela. L'Arabie saoudite s'est inspiré de ses voisins, les Emirats arabes unis, le Qatar. Ils arrivent avec beaucoup de retard, mais en allant beaucoup plus vite pour avoir ce même développement en multipliant les actions (les événements sportifs internationaux, ndlr)."

Q: Quand que le Dakar traversera-t-il à nouveau plusieurs pays ?

R: "On a commencé des discussions (avec des pays frontaliers, ndlr) mais avec le Covid, tout est freiné et les voyages extrêmement compliqués. On est malheureusement encore obligés de se concentrer sur l'Arabie saoudite. Ce n'est pas très grave car je sais qu'il y a tout ce qu'il faut, mais dans l'esprit du Rallye on est dans cette démarche-là. On va devoir attendre une année de plus mais je pense que dès l'année prochaine (on aura un autre pays), on verra lequel ça sera, entre Jordanie, Emirats Arabes Unis, Oman, et pourquoi pas un jour tous ces pays réunis, ça serait un de mes rêves.

Q: Une nouvelle catégorie 100% électrique ou hybride arrive en 2022 avec, en vue, la fin des moteurs thermiques en 2030. Comment réussir ce défi ?

R: "On a déjà Audi, une référence, qui s'est engagé pour 2022, avec l'hybride. C'est quand même la preuve qu'on est dans le vrai, même si ce n'est pas la solution que l'on veut à long terme. Ce qui tient la corde c'est l'hydrogène. Avec des enjeux de fabrication de l'hydrogène vert, car il faut que l'électricité utilisée pour fabriquer l'hydrogène vienne de panneaux solaires. On est en train de travailler avec l'Arabie saoudite pour nous aider. La FIA (Fédération internationale de l'automobile) nous suit aussi. Avec l'hydrogène, on sera obligés d'avoir un ravitaillement par étape. On est prêt à changer un petit peu les formats, mais on veut garder ce long format. On ne veut pas dire +voilà demain le Dakar fait vingt kilomètres avec des voitures électriques+. L'enjeu c'est que nos voitures puissent traverser un désert d'une traite, mais avec des technologies propres, dans l'air du temps".

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