Netanyahu veut intensifier les attaques d'Israël sur Gaza, 28 Palestiniens tués

Claire GOUNON avec Mai YAGHI à Gaza
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Israël va intensifier ses attaques contre le Hamas, a averti mardi le Premier ministre Benjamin Netanyahu après une pluie de roquettes sur le sud du pays qui a tué deux Israéliennes, tandis qu'un déluge de feu de Tsahal sur la bande de Gaza a coûté le vie d'au moins 28 Palestiniens.

La communauté internationale a appelé au calme et des pays musulmans ont exprimé leur indignation face à la pire flambée de violence depuis des années entre le mouvement islamiste au pouvoir dans la bande de Gaza et l'Etat hébreu, déclenchée à la suite de heurts à Jérusalem-Est.

Côté Palestinien, les attaques israéliennes menées avec des avions de chasse et des hélicoptères de combat ont fait au moins 28 morts parmi lesquels dix enfants, et quelque 125 blessés, selon le ministère de la Santé à Gaza. Le Jihad islamique, second groupe armé de la bande de Gaza, a indiqué que deux de ses commandants figuraient parmi ces morts.

Côté israélien, les roquettes tirées par le Hamas sur les villes d'Ashdod et d'Ashkelon, situées au nord de la bande de Gaza, ont coûté la vie à deux Israéliennes, a indiqué M. Netanyahu.

"Depuis hier (lundi), l'armée a mené des centaines d'attaques contre le Hamas et le Jihad islamique à Gaza (...) Et nous allons encore intensifier la puissance de nos attaques", a déclaré M. Netanyahu dans une vidéo diffusée par ses services, ajoutant que le Hamas "allait se prendre une raclée à laquelle il ne s'attend pas".

- "Enfer" -

De son côté, le ministre de la Défense Benny Gantz a approuvé une demande de l'armée de mobiliser 5.000 réservistes, mais il n'était pas clair dans l'immédiat quand cette décision serait appliquée.

Les sirènes continuaient de retentir mardi après-midi dans les localités israéliennes jouxtant Gaza.

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La branche armée du Hamas a promis de faire d'Ashkelon un "enfer" si les frappes israéliennes faisaient des victimes civiles à Gaza.

Le Hamas avait menacé lundi après-midi l'Etat hébreu d'une nouvelle escalade militaire si ses forces ne se retiraient pas de l'Esplanade des Mosquées à Jérusalem-Est --troisième lieu saint de l'islam--, où des heurts quotidiens opposant des Palestiniens à la police israélienne ont fait des centaines de blessés depuis vendredi.

- Silence de l'ONU -

Les frappes israéliennes sur Gaza sont les plus importantes depuis novembre 2019. A l'époque, l'Etat hébreu avait mené l'assassinat ciblé d'un haut commandant du Jihad islamique, Baha Abou al-Ata, responsable de nombreuses attaques en Israël.

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Après la mort de son commandant, le Jihad islamique avait lancé environ 500 roquettes vers Israël qui avait pilonné les positions de ce mouvement en tentant toutefois d'épargner celles du Hamas, pour ne pas compromettre une trêve avec ce mouvement.

Mais une source au sein du Hamas a annoncé lundi soir que Muhammad Fayyad, un commandant de sa branche armée, avait été tué à Beit Hanoun, dans le nord de Gaza, peu après le début des frappes israéliennes.

La communauté internationale a exprimé son inquiétude grandissante, alors que le Conseil de sécurité des Nations unies n'est pas parvenu à s'entendre sur une déclaration commune, les Etats-Unis --alliés historiques d'Israël-- jugeant qu'un "message public n'était pas opportun à ce stade".

Le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken a déclaré que "toutes les parties devaient réduire les tensions et prendre des mesures pratiques pour calmer la situation".

De son côté, la France a appelé mardi les autorités israéliennes à un "usage proportionné de la force" et l'ONU s'est dite "profondément inquiète" de l'escalade.

Des sources diplomatiques ont affirmé lundi à l'AFP que l'ONU, avec l'aide du Qatar et de l'Egypte, avait amorcé une médiation auprès des parties "concernées" afin d'obtenir une désescalade.

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Enclave paupérisée de deux millions d'habitants, la bande de Gaza est soumise à un blocus israélien depuis la prise de pouvoir du Hamas en 2007. Depuis, le Hamas et Israël se sont affrontés dans trois guerres (2008, 2012, 2014).

Mardi à la mi-journée, après des heurts ayant fait plus de 500 blessés à l'Esplanade des Mosquées, un calme précaire semblait être revenu dans la Vieille ville de Jérusalem et ses abords, ont constaté des journalistes de l'AFP.

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