Gaza: 26 Palestiniens tués dans des frappes israéliennes, un chef du Hamas ciblé

Adel ZAANOUN, avec Guillaume LAVALLEE à Jérusalem
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L'armée israélienne a bombardé sans relâche dimanche la bande de Gaza, tuant au moins 26 Palestiniens dont des enfants et ciblant la maison d'un dirigeant du Hamas, au 7e jour d'un conflit d'une "intensité jamais vue" selon la Croix-Rouge internationale.

Les groupes armés palestiniens, dont le Hamas au pouvoir à Gaza, ont eux tiré plus de 3.000 roquettes vers Israël depuis le début le 10 mai de ce nouveau cycle de violences, selon l'armée israélienne qui souligne qu'une grande partie a été interceptée. Il s'agit du rythme le plus élevé de roquettes tirées sur Israël, selon l'armée.

Les nouveaux bombardements surviennent à quelques heures d'une réunion du Conseil de sécurité de l'ONU, dont les membres ont été appelés par le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) "à exercer le maximum d'influence pour mettre fin aux hostilités entre Gaza et Israël".

"L'intensité de ce conflit, c'est quelque chose que nous n'avons jamais vu auparavant avec des raids aériens incessants contre Gaza, qui est densément peuplé et des roquettes qui frappent des grandes villes en Israël avec pour conséquence des enfants qui meurent des deux côtés", a affirmé Robert Mardini, le directeur général du CICR.

Le pape François a mis en garde contre la "spirale de la mort et de destruction", jugeant "terrible et inacceptable" la perte de vies innocentes.

Depuis les premières heures de dimanche, 26 Palestiniens dont 8 enfants ont été tués selon les autorités locales dans des bombardements israéliens dans Gaza, une enclave pauvre de deux millions d'habitants sous blocus israélien depuis près de 15 ans.

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Depuis le 10 mai, 181 Palestiniens ont été tués dont 52 enfants et 1.225 blessés, selon un dernier bilan palestinien.

Ces dernières heures, 120 roquettes ont été tirées de Gaza vers Israël mais des dizaines ont été interceptées, selon l'armée.

En Israël, dix personnes ont été tuées dont un enfant, et 282 blessées, dans les tirs de roquettes palestiniennes, depuis lundi.

- Réunions de l'ONU et de l'UE -

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Franchissant un nouveau palier dans sa guerre contre le Hamas, son ennemi juré, l'armée israélienne a annoncé sur Twitter avoir "attaqué le domicile de Yahya Sinouar et de son frère, un militant terroriste", publiant une vidéo montrant une maison pulvérisée dans un nuage de poussière.

Mais on ignorait dans l'immédiat le sort de ce chef du bureau politique du Hamas à Gaza.

Alors que les protagonistes sont restés sourds jusque-là aux appels internationaux à la cessation des hostilités, les tractations diplomatiques s'intensifient avec une réunion virtuelle du Conseil de sécurité prévue à 14H00 GMT.

De son côté, une délégation américaine, conduite par l'envoyé spécial Hady Amr a rencontré le ministre de la Défense israélien Benny Gantz.

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"Je leur ai exprimé ma profonde reconnaissance pour le soutien américain au droit et au devoir d'Israël de se défendre contre les attaques terroristes. Je leur ai dit que, contrairement à nos ennemis, nous faisons attention d'attaquer uniquement des cibles militaires, dans le but de rétablir la sécurité et le calme à long terme", a écrit M. Gantz sur Twitter.

Une réunion ministérielle de l'Union européenne est prévue mardi.

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Samedi, dix Palestiniens dont huit enfants d'une même famille, ont péri dans une frappe israélienne à Gaza.

Un Israélien a été tué ensuite dans la banlieue de Tel-Aviv dans l'explosion de roquettes palestiniennes.

- Médias -

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Plus tard, un immeuble de 13 étages qui abritait les équipes de la chaîne d'information qatarie Al-Jazeera et l'agence de presse américaine Associated Press (AP) a été pulvérisé par des frappes israéliennes.

Selon l'armée, qui avait demandé préalablement l'évacuation du bâtiment, l'immeuble abritait "des entités appartenant au renseignement militaire" du Hamas, accusé de se servir de civils comme "boucliers humains".

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La direction d'AP s'est dite "choquée et horrifiée". Al-Jazeera a accusé Israël de vouloir "faire taire ceux qui montrent" "les destructions et les morts".

L'AFP a exprimé sa "solidarité" avec les "collègues d'AP et d'Al-Jazeera".

Ce conflit a commencé en réponse à un barrage de roquettes du Hamas sur Israël, tirées en "solidarité" avec les centaines de Palestiniens blessés dans des heurts avec la police israélienne à Jérusalem-Est. A l'origine des violences, la menace d'expulsion de familles palestiniennes au profit de colons israéliens dans ce secteur palestinien occupé par Israël depuis plus de 50 ans.

Les hostilités se sont étendues à la Cisjordanie, autre territoire palestinien occupé par Israël depuis 1967, où des heurts avec l'armée israélienne ont fait depuis le 10 mai 19 morts palestiniens, selon un bilan palestinien.

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Sur son territoire, Israël est également confronté depuis plusieurs jours à des violences inédites et des menaces de lynchages dans ses villes "mixtes", où vivent Juifs et Arabes israéliens.

La dernière confrontation entre Israël et le Hamas remonte à l'été 2014. Le conflit de 50 jours avait ravagé la bande de Gaza et fait au moins 2.251 morts côté palestinien pour la plupart des civils, et 74 côté israélien quasiment tous des soldats.

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