Virus: le FMI dévoile un vaste plan de lutte, des vaccins promis aux pays pauvres

AFP
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La communauté internationale se mobilise face à la pandémie de Covid-19: le FMI a proposé vendredi un plan de 50 milliards de dollars pour y mettre fin, tandis que trois des principaux laboratoires ont promis 3,5 milliards de doses de vaccins à prix coûtant aux pays pauvres.

Ces annonces interviennent au moment où plusieurs pays européens dont l'Espagne, ont annoncé lever leurs restrictions de voyages dans l'espoir de sauver la saison touristique qui démarre tout juste.

L'Espagne a annoncé vendredi qu'elle laisserait ainsi entrer sur son territoire toutes les personnes vaccinées à partir du 7 juin.

A l'occasion du sommet mondial de la santé organisé à Rome dans le cadre du G20, le Fonds monétaire international a dévoilé un plan d'envergure, dont le financement est estimé à 50 milliards de dollars, avec un objectif de vaccination d'au moins 40% de la population mondiale d'ici la fin de l'année.

Le plan vise à faire vacciner au moins 60% de la population mondiale d'ici la fin de 2022 pour permettre une reprise économique mondiale durable.

A la fin du mois d'avril, moins de 2% de la population africaine avait été vaccinée, rappelle le FMI, alors que plus de 40% de la population aux États-Unis et plus de 20% en Europe avait reçu au moins une dose de vaccin contre le Covid.

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Face à cette situation, les producteurs de vaccins contre le Covid-19 Pfizer/BioNTech, Moderna et Johnson & Johnson se sont, eux, engagés vendredi au cours du sommet du G20 à fournir à prix coûtant ou réduit 3,5 milliards de doses aux pays les plus pauvres en 2021 et 2022.

Environ 1,3 milliard de doses devraient être livrées cette année, le reste en 2022.

- "30 millions de doses" -

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La France, elle, va donner d'ici la fin 2021 "au moins 30 millions de doses de différents vaccins" au programme Covax, le mécanisme mondial de fourniture de vaccins aux pays pauvres, a annoncé vendredi le président Emmanuel Macron, devant le sommet.

"Nous n'avons pas le droit de stocker les vaccins dans certains pays alors que d'autres en manquent", a-t-il lancé dans un discours enregistré en vidéo.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a de son côté annoncé au début du sommet que l'UE allait fournir 100 millions de doses de vaccin contre le Covid-19 aux pays les plus pauvres.

"Tout le monde, partout" doit avoir accès aux vaccins, a-t-elle déclaré à Rome.

Si la situation reste critique dans certaines parties du monde, en Europe, l'heure est au déconfinement.

L'Espagne, deuxième destination touristique mondiale avant la pandémie, a annoncé qu'elle laisserait entrer sur son territoire toutes les personnes vaccinées à partir du 7 juin, et ce "indépendamment de leur pays d'origine".

Les Britanniques, qui fournissent en temps normal le premier contingent de touristes dans ce pays, seront de leur côté autorisés à venir librement à partir de lundi, a ajouté le chef du gouvernement Pedro Sanchez.

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En Allemagne, de nombreuses mesures anti-Covid ont été levées vendredi, avant le long week-end de la Pentecôte.

A Berlin, les bars à bière en plein air, comme les terrasses des restaurants ou les piscines, fermés depuis novembre, ont pu rouvrir, avec toutefois encore de strictes règles sanitaires.

Des assouplissements étaient également prévus vendredi dans la région la plus peuplée, la Rhénanie-du-Nord-Westphalie, ainsi que dans d'autres Länder, dont la Thuringe, la Saxe et la ville de Hambourg.

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La Norvège, où la pandémie semble sous contrôle, a de son côté annoncé vendredi un nouvel allègement de ses mesures sanitaires à compter du 27 mai. Les bars pourront vendre de l'alcool jusqu'à minuit (contre 21H00 actuellement) sans obligation de servir de la nourriture.

La limite conseillée du nombre de convives chez soi sera aussi relevée de cinq à dix personnes --celles vaccinées ou immunisées ne comptant pas-- et les voyages non essentiels à l'intérieur de la Norvège ne seront plus déconseillés.

- Surmortalité élevée -

L'Organisation mondiale de la santé (OMS) a pour sa part indiqué vendredi que la surmortalité causée par la pandémie était deux à trois fois plus élevée que les décès attribués au coronavirus depuis l'apparition des premiers cas fin 2019 en Chine.

Le Covid-19 a fait plus de 3,43 millions de morts dans le monde depuis son apparition fin 2019, selon un bilan établi par l'AFP vendredi à partir de sources officielles.

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La pandémie a fortement décéléré dans le monde cette semaine, avec 638.600 contaminations enregistrées quotidiennement, l'Europe concentrant les plus fortes décrues, selon un bilan de l'AFP arrêté à jeudi.

L'Inde reste, elle, de loin, le pays ayant enregistré le plus grand nombre de nouvelles contaminations en valeur absolue sur la semaine (295.500 cas quotidiens).

Déjà accablé par une deuxième vague de coronavirus très agressive, ce pays est à présent victime de la murcomycose, infection fongique rare, communément appelée "champignon noir", qui pourtant commence à proliférer à un rythme inquiétant, en particulier parmi les convalescents du Covid-19.

Au point que jeudi, au moins neuf États avaient classé l'infection en épidémie et, sur les réseaux sociaux, les appels aux traitements antifongiques ne cessaient d'affluer.

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