Covid-19: l'exécutif appelle à ne pas baisser la garde

Andréa BAMBINO
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A une semaine de la prochaine étape des réouvertures, l'exécutif a appelé mercredi à ne pas "baisser la garde" face au Covid-19, évoquant notamment des "signaux d'alerte" dans le Sud-Ouest, sur fond d'annonces attendues sur la vaccination des adolescents.

Cette mise en garde survient alors que le ministre de la Santé Olivier Véran, invité du 20H de TF1, pourrait faire des annonces sur l'organisation de la vaccination cet été et son éventuel déploiement pour les adolescents.

La Haute autorité de santé (HAS) a en effet prévu de rendre un avis mercredi sur la vaccination des 12-15 ans, qu'elle doit communiquer jeudi matin, après le feu vert de l'Agence européenne des médicaments (EMA) à l'utilisation du produit de Pfizer/BioNTech pour cette tranche d'âge.

"Si le niveau global de la circulation du virus est comparable à celui du début de l'automne dernier, des signaux d'alerte se font jour dans certains territoires", a déclaré le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, à l'issue du conseil des ministres, précédé d'un conseil de défense sanitaire.

"En Nouvelle-Aquitaine, nous constatons des hausses parfois sensibles de la circulation du virus", selon le porte-parole.

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De son côté, l'Agence régionale de santé (ARS) de Nouvelle-Aquitaine a annoncé que le variant Delta, identifié pour la première fois en Inde en avril 2021 et considéré comme plus contagieux, a été repéré dans une famille de l'agglomération de Dax (Landes) sans que celle-ci n'ait été en lien avec l'Inde ou la Grande-Bretagne.

"Si on n'est pas en mesure de retrouver la source de cette contamination, c'est qu'il y avait une circulation du variant qui n'avait pas été détectée", a expliqué le délégué de l'ARS dans les Landes, Didier Couteaud,

Selon Gabriel Attal, l'"évolution défavorable est particulièrement marquée dans les Pyrénées-Atlantiques" et "dans une moindre mesure en Charente-Maritime, dans le Lot-et-Garonne, en Charente, dans les Landes et en Gironde".

- "ça va le faire" -

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"C'est un signal d'alerte", a souligné le porte-parole, appelant à ne "pas baisser la garde", tout en précisant que le niveau de circulation du virus restait "modéré".

"Ça tient, ça va le faire", a d'ailleurs lancé Emmanuel Macron lors d'un échange avec des habitants dans le Lot mercredi, à une semaine des réouvertures des restaurants et bars en intérieur, ainsi que des salles de sport, et du couvre-feu repoussé à 23H.

Dès mercredi, la préfecture des Bouches-du-Rhône a annoncé que le port du masque n'était plus obligatoire sur les plages et dans les parcs et jardins du département.

Au niveau national, le taux d'incidence est passé sous les 100 nouveaux cas pour 100.000 habitants sur une semaine (91 selon les derniers chiffres arrêtés le 29 mai par Santé publique France), un niveau jamais atteint depuis la mi-septembre 2020.

La baisse de la circulation du virus, continue depuis fin avril, a aussi permis d'alléger la pression sur le système hospitalier, avec un peu plus de 16.000 malades du Covid soignés à l'hôpital mardi, presque moitié moins qu'à la mi-avril, dont 2.825 dans les services de réanimation (plus de 6.000 fin avril).

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Dans un communiqué, la HAS a précisé qu'elle se prononcerait jeudi matin "sur la vaccination des adolescents" et qu'elle "(définirait) la place" du vaccin Pfizer "dans cette population". S'agissant des 16-17 ans, le "M. vaccins" du gouvernement Alain Fischer a récemment déclaré qu'ils pourraient être vaccinés dès le mois de juin.

La Haute autorité de santé (HAS) a aussi prévu de s'exprimer sur la possibilité de réaliser un test sérologique à l'occasion du rendez-vous de première injection du vaccin pour savoir si une personne a déjà été infectée par le coronavirus.

Les autorités sanitaires estiment qu'une seule dose de vaccin suffit pour protéger une personne qui a déjà été infectée par le virus du Covid-19.

"Ça peut éviter une deuxième dose à beaucoup de personnes qui seront ravies et puis ça permet d'avoir plus de doses pour une première injection", a anticipé lundi, la présidente de la HAS, Dominique Le Guludec, sur RMC.

Au total, depuis le début de la campagne de vaccination en France, 26,1 millions de personnes ont reçu au moins une injection de vaccin (39,1% de la population totale), dont 11,2 millions de personnes ont reçu deux doses (16,7% de la population totale).

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