JO-2020: le duo de porte-drapeaux de la délégation française dévoilé lundi

Déborah CLAUDE
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Pour la première fois, un homme et une femme porteront le drapeau de l'équipe de France aux prochains Jeux olympiques de Tokyo (23 juillet-8 août) et leurs noms seront dévoilés lundi soir, à moins de trois semaines de la cérémonie d'ouverture d'un évènement chahuté par la pandémie.

La parité qui a avancé doucement ses pions dans le monde politique avance aussi peu à peu dans celui du sport. La France s'est ainsi convertie à la possibilité d'un binôme homme femme porte-drapeaux, ouverte par le Comité international olympique (CIO).

Alors quel duo pour succéder au champion de judo Teddy Riner, étendard bleu-blanc-rouge il y a cinq ans lors des JO de Rio?

Douze sportifs se sont portés candidats mi-avril mais le cavalier Astier Nicolas s'est depuis retiré de la course après la blessure de son cheval qui le prive des JO. Les onze candidats restants seront départagés par des "ambassadeurs" de chaque fédération via un système de points.

Côté hommes, le nageur Florent Manaudou et le perchiste Renaud Lavillenie font figure de candidats légitimes pour emmener la délégation de 378 sportifs qui sera du voyage au Japon. Les outsiders sont le gymnaste Samir Ait-Saïd et Maxime Beaumont, spécialiste du canoë.

- Manaudou? Agbegnenou? Lavillenie? Robert-Michon? -

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Côté femmes, la judokate Clarisse Agbegnenou, qui brigue un titre olympique à Tokyo, dispute la vedette à une star discrète de l'athlétisme, et mère de deux enfants, Mélina Robert-Michon (vice-championne olympique du disque à Rio) qui participera à ses sixièmes Jeux.

Sont aussi candidates la surfeuse Johanne Defay, la basketteuse Sandrine Gruda, la boxeuse Maïva Hamadouche, la joueuse de tennis Kristina Mladenovic, ainsi que la véliplanchiste Charline Picon.

Les noms des heureux élus seront dévoilés depuis le comité national olympique et sportif français (CNOSF), qui vient de connaître une petite révolution en élisant la semaine passée une femme à sa tête, Brigitte Henriques.

La délégation française n'est elle pas à parité, puisque ce sont 212 hommes et 166 femmes qui partent au Japon, avec l'objectif de rapporter "une quarantaine de médailles".

Brigitte Henriques sera en compagnie de Marie-Amélie Le Fur, présidente du comité paralympique français, puisque l'équipe de France paralympique connaîtra elle aussi le nom de ses deux porte-drapeaux, également un homme et une femme, désignés eux par un vote du public.

Les candidats et candidates sont: Stéphane Houdet (tennis fauteuil), Sandrine Martinet (parajudo), Perle Bouge (paraaviron), Nantenin Keita (paraathlétisme), David Smetanine (para natation), Pierre Fairbank (paraathélisme), Souhad Ghazouani (para développé couché).

A trois semaines de la cérémonie d'ouverture, l'incertitude plane encore sur le déroulement de ces JO. En effet, la présidente du comité d'organisation, Seiko Hashimoto, a laissé ouverte l'"option" d'un huis clos sur les sites de compétition après les inquiétudes exprimées par le Premier ministre japonais Yoshihide Suga devant la recrudescence de cas de Covid-19 dans la capitale.

Les organisateurs des Jeux avaient décidé en juin d'autoriser le public résidant au Japon, mais à 50% des capacités d'accueil de chaque site olympique et dans une limite maximale de 10.000 personnes par site.

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