JO-2020: jour de gloire pour Agbégnénou et Biles, déroute pour Osaka

Frédéric BOURIGAULT

Clarisse Agbégnénou, sur le tatami du Budokan, et Simone Biles, en gymnastique, sont les grandes stars attendues mardi aux Jeux olympiques de Tokyo, où Naomi Osaka, dernière relayeuse de la flamme olympique a été éliminée du tournoi de tennis à la surprise générale.

Pour Agbégnénou, la journée a bien commencé: un premier combat expédié en 19 secondes par un ippon face à la Cap-Verdienne Sandrine Billiet, et un deuxième plus disputé mais remporté par waza-ari face à la Néerlandaise Juul Franssen. La voici en demi-finales des -63 kg, à partir de 17h00 locales (10h00 en France), face à la Canadienne Catherine Beauchemin-Pinard.

Profondément affectée par le report des JO l'an dernier, Clarisse Agbégnénou était "tombée très bas".

"Ça a été très difficile, très, très dur. Je n'aurais jamais pensé être aussi bas, dans ma vie, dans ma carrière. Je voulais presque tout arrêter, j'en étais là", a confié la judoka le 10 juin dernier à Budapest, juste après avoir gagné son 5e titre mondial dans la catégorie.

Depuis les Jeux de Rio en 2016, où elle avait décroché l'argent, Agbégnénou, 28 ans, mûrit sa revanche, comme une forme d'obsession. Et c'est pourquoi l'année d'attente supplémentaire imposée par le Covid avant de pouvoir poser les pieds au Budokan, la mythique salle de judo du centre de Tokyo, lui a tant pesé.

Le poids des attentes, la gymnaste américaine Simone Biles ne le connaît que trop.

"J'ai vraiment l'impression par moments d'avoir à supporter le poids du monde sur mes épaules", a écrit sur Instragram la gymnaste de 24 ans, quadruple championne olympique qui peut rejoindre et même dépasser à l'occasion des JO de Tokyo la Soviétique Larissa Latynina et ses 9 médailles d'or historiques.

- Vagues à Chiba -

En lice dans les six finales à Tokyo, elle peut débuter sa récolte mardi avec le concours par équipe.

Ce ne sera pas le cas de Naomi Osaka, balayée à la surprise générale dès les 8e de finale du tournoi de tennis. La dernière relayeuse de la flamme olympique, qui a allumé la vasque, ne sera donc pas sacrée en son royaume.

La tempête Nepartak, qui a touché Tokyo dans la nuit de lundi à mardi, était aussi au cœur des discussions mardi, même si sa trajectoire semble s'éloigner de Tokyo.

Sur la plage de Chiba, à une centaine de kilomètres à l'est de Tokyo les surfeurs se sont eux réjouis de ces vents forts soulevant de belles vagues spectaculaires: le rêve des surfeurs, finalement, eux qui craignaient un spot trop calme pour les grands débuts olympiques de leur discipline !

Les organisateurs ont même anticipé la situation météorologique, en avançant à mardi toutes les finales de surf, initialement prévues mercredi.

La finale messieurs opposera le Brésilien Italo Ferreira au Japonais Kanoa Igarashi (15h46) et la finale dames l'Américaine Carissa Moore à la Sud-Africaine Bianca Buitenddag (16h31).

- Lecomte et Ferrand-Prévot -

Parmi les autres sports affectés par la tempête figure l'aviron. Mais là encore, les organisateurs avaient pris les devants en modifiant le programme pour ne pas avoir à sortir mardi les embarcations, totalement instables dans la houle.

Le déroulement du tir à l'arc a été lui aussi modifié pour laisser les archers au repos dans la matinée.

Malgré la pluie et un vent fort, le triathlon féminin, lui, s'est bien déroulé au tout début de journée et les chutes à vélo ont été nombreuses.

Flora Duffy en a profité pour remporter la première médaille d'or de l'histoire des Bermudes aux Jeux olympiques, la Française Léonie Periault prenant la 5e place.

En basket, les Françaises ont commencé leur tournoi par une belle désillusion face au Japon (74-70).

Plus au sud de Tokyo, l'épreuve de VTT dames peut offrir un duel au somment entre Loana Lecomte, N.1 mondiale cette saison, et Pauline Ferrand-Prévot, sur le superbe parcours technique et nature d'Izu.

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