JO-2020: dernière flamme pour les Jeux de Tokyo

Frédéric BOURIGAULT
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Avant de passer le relais à Paris pour les prochains Jeux en 2024, les JO de Tokyo se clôturent dimanche par une dernière journée de compétition, durant laquelle les handballeuses françaises tenteront de marcher dans les pas de leur homologues masculins.

Comme un symbole, la 16e et dernière journée de ces Jeux atypiques a commencé par un marathon. Et un récital, celui du Kényan Eliud Kipchoge, désormais double champion olympique de cette épreuve mythique après son triomphe à Rio.

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Le Kenyan, figure de proue de l'équipementier Nike et seul homme au monde à être descendu sous les deux heures sur les 42,195 km de distance - mais lors d'une tentative commerciale non homologable - aura été l'une des seules stars du sport à assumer son statut au Japon.

Dans quelques heures, la flamme olympique s'éteindra. Après une décennie de préparation, un an de report, des mois d'incertitudes et deux semaines de compétition, les Jeux de la XXXIIe olympiade vont se refermer là où ils ont commencé, le 23 juillet dernier, au stade olympique de Tokyo.

Ils se seront finalement tenus, presque comme si de rien n'était. Une nouvelle fois, l'olympisme et sa tête pensante, le Comité international olympique (CIO), auront réussi leur pari, malgré les réticences - voire même l'opposition - d'une partie de la population japonaise.

Malgré la crainte liée à la pandémie de Covid-19, dont les variants tiennent toujours la majeure partie de la planète dans l'inquiétude, la compétition majuscule du sport mondial aura, comme à l'accoutumée, accouché de champions (339 titres décernés au total), d'émotions, d'exploits, d'échecs, et d'images - même quasiment sans public dans les tribunes - qui auront permis de satisfaire les diffuseurs télé, autres maîtres d’œuvre du rendez-vous.

- 0,02% de cas positifs -

Le gouvernement et les différentes autorités japonaises craignaient une dégradation de la situation sanitaire dans le pays, et si celle-ci s'est effectivement tendue pendant la quinzaine, les chiffres de contamination observés au sein de la bulle olympique (0,02% de cas positifs en moyenne chaque jour) ont montré que les mesures prises avaient effectivement empêché tout cluster au sein du Village olympique.

Les 68.000 étrangers (sportifs, encadrements, médias) - contre 200.000 en temps normal - venus sur le sol japonais ont donc pu observer deux semaines de compétition quasi-normales, hormis les restrictions de transport et d'échanges mis en place par le CIO.

Au final, les Jeux de Tokyo resteront donc plus dans l'histoire comme les Jeux durant lesquels la question de la santé mentale s'est imposée, que comme ceux de la pandémie.

Simone Biles, l'une des stars attendues de la quinzaine, en aura été bien involontairement l'étendard. En révélant au monde ses tourments, la superstar de la gymnastique a ouvert la discussion, sur toutes les formes de pression mentale que les sportifs subissent, souvent dès leur plus jeune âge. Et même pour des champions aguerris, le succès ne fera pas tout.

- "C'est terrifiant" -

"Il y a tellement de pression (...) C'est complètement dingue. Je ne me le disais pas pendant la compétition, mais avec le recul, c'est terrifiant", a ainsi confié le nageur américain Caeleb Dressel, cinq médailles d'or à Tokyo.

Mais la pression et la soif de gloire ne sont pas tout à fait terminées. Il reste plus d'une dizaine de titres à attribuer avant la cérémonie de clôture (20h00 locales, 13h00 françaises), et quelques beaux défis à aller relever.

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Pour la France, ce sera surtout celui des handballeuses françaises, en finale face à la Russie, sous drapeau neutre.

A 15h00 locales (08h00 françaises), Allison Pineau et ses coéquipières tenteront de faire aussi bien que leurs homologues masculins, champions olympiques samedi pour la troisième fois depuis 2008. Elles essaieront aussi de profiter de l'élan collectif généré par le triomphe des volleyeurs et la générosité des basketteurs, seulement stoppés par "Team USA" lors d'un samedi de feu pour le sport français.

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