Biden annonce un "sommet pour la démocratie" virtuel les 9 et 10 décembre

Aurélia END
<p>Le président américain Joe Biden donne une conférence de presse en conclusion du sommet du G7, le 13 juin 2021</p>

Joe Biden réunira en décembre des chefs d’Etat et de gouvernement pour un "sommet pour la démocratie" virtuel, une annonce qui sonne comme un défi lancé à la Chine, et comme une alternative au traditionnel rendez-vous du G20.

Le président américain va réunir les 9 et 10 décembre, virtuellement, des chefs d'Etat et de gouvernement "d'un groupe varié de pays démocratiques", et des responsables de la société civile ainsi que du monde économique, selon un communiqué de la Maison Blanche mercredi.

Il entend, un an plus tard, réunir une seconde fois les mêmes participants mais cette fois en personne, pour évaluer leurs progrès respectifs autour de trois objectifs: "lutter contre l'autoritarisme, combattre la corruption, et promouvoir le respect des droits humains".

Le président américain ne donne pas de détails sur la liste des pays invités à ce sommet qui se présente, sans le dire, comme une alternative à celui du G20 et comme un défi lancé à Pékin.

Les leaders du G20, groupe dont la composition est déterminée par le poids économique des pays, et auquel participent des pays tels que la Chine, la Russie ou l'Arabie Saoudite, doivent se réunir fin octobre en Italie.

L'invitation lancée par les Etats-Unis déborde par ailleurs le cadre restreint du G7, groupe des grandes démocraties occidentales, dans lequel les pays émergents ne sont pas représentés.

"Le défi de notre temps est de montrer que les démocraties sont en mesure d'améliorer les vies de leurs propres citoyens et de répondre aux grands problèmes du monde", explique le communiqué.

C'est là un thème cher à Joe Biden, qui le décline à longueur de discours, souvent en visant nommément la Chine.

Le président américain a signalé à plusieurs reprises sa volonté d'endosser à nouveau le rôle de "leader du monde libre" traditionnellement dévolu à l'hôte de la Maison Blanche, dont n'a jamais voulu son prédécesseur Donald Trump.

Le président républicain avait, pendant ses quatre années à la Maison Blanche, délaissé toute approche multilatérale au profit d'échanges bilatéraux, le plus souvent conflictuels.

Ces deux sommets doivent "donner l'occasion aux leaders de ce monde d'écouter ce que disent leurs partenaires et leurs citoyens, d'échanger sur leurs réussites, d'encourager la coopération internationale et de parler de manière franche des défis auxquels est confrontée la démocratie" dans le monde.

Joe Biden, qui vient de remporter une victoire majeure en interne avec le vote par le Sénat d'un gigantesque plan d'infrastructures, estime en quelque sorte avoir déjà montré la voie.

"Lors de ses premiers six mois au pouvoir, le président a ravivé la démocratie chez nous, en vaccinant 70% de la population, en faisant passer un plan de relance, en faisant avancer un projet de loi, soutenu par des élus des deux partis, d'investissement dans nos infrastructures et notre compétitivité. Il a également reconstruit nos alliances avec nos partenaires démocratiques", énumère la Maison Blanche.

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