Les Bourses rétrogradent, prudentes sur la trajectoire de reprise

AFP
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Les marchés européens ont fini dans le rouge lundi et Wall Street en prenait aussi le chemin, freinant des quatre fers lundi face à des données chinoises peu réjouissantes pour la dynamique de reprise mondiale.

L'Europe a interrompu sa course aux sommets: Londres a perdu 0,90%, Paris 0,83%, Francfort 0,32% et Milan 0,76%.

Au même moment à New York, la tendance était similaire: l'indice Dow Jones reculait de 0,21%, l'indice élargi S&P 500 perdait 0,33% et le Nasdaq lâchait 0,82%.

"Ayant vu les marchés européens enregistrer des gains graduels quasiment chaque jour depuis le début du mois, cela n'apparaissait pas trop surprenant de les voir faire un peu marche arrière à un moment donné", souligne Michael Hewson, analyste pour CMC Markets.

Des statistiques plus faibles que prévu en Chine sont venues perturber la course ascensionnelle vertigineuse des marchés.

Principal indicateur de la consommation, les ventes de détail en Chine ont connu en juillet leur plus faible progression (+8,5% sur un an) depuis le début de l'année, un ralentissement plus important que celui prévu par les analystes.

De son côté, la production industrielle a augmenté de 6,4% en juillet sur un an, mais également moins qu'escompté.

"Le variant Delta reste un facteur d'insécurité pour les investisseurs", rappelle Timo Emden, analyste indépendant.

Aux Etats-Unis aussi, les signes d'essoufflement sont palpables: après la chute de la confiance des consommateurs aux Etats-Unis publiée vendredi, c'est au tour de l'activité manufacturière de la région de New York de ralentir plus fort que prévu en août après un rythme record en juillet.

Toutefois, les industriels de la région restent optimistes quant aux mois à venir.

Les conditions de financement restent attrayantes et les perspectives de résultats ont été relevées au cours des publications d'entreprises du deuxième trimestre.

En plus des doutes économiques et sanitaires, la situation en Afghanistan aux mains des talibans après l'effondrement des forces gouvernementales, a pesé sur le moral des investisseurs.

Sur le marché obligataire, les rendements des emprunts souverains américains continuaient de se replier nettement tandis que les équivalents européens étaient stables vers 16H00 GMT.

L'"Autopilot" de Tesla, objet d'une enquête

Tesla perdait 4,67% à 683,66 dollars. L'agence américaine de la sécurité routière (NHTSA) a annoncé lundi l'ouverture d'une enquête préliminaire sur l'assistant à la conduite du fabricant de véhicules électriques, dit "Autopilot", après une série de onze accidents.

Les matières premières en berne

Vers 16H15 GMT, le prix du baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en octobre se repliait de 0,91% à 69,93 dollars à Londres. A New York, le baril américain de WTI pour septembre perdait 1,04% à 67,75 dollars.

Face à l'inquiétude des investisseurs quant à la demande d'or noir en Chine, les valeurs pétrolières ont pris un coup à Londres avec Royal Dutch Shell (-2,34%), BP (-2,41%) et à Paris, avec TotalEnergies (-1,23%).

Le secteur minier était également tiré vers le bas après la publication d'indicateurs économiques moroses en Chine, le premier marché au monde pour les métaux.

BHP, qui a par ailleurs annoncé réfléchir à une vente de ses activités dans le pétrole et le gaz, a perdu 1,81%, Rio Tinto a cédé 2,05%. A Paris, ArcelorMittal a reculé de 2,07% à 30,24 euros,

Le luxe touché par la Chine

Très dépendantes de la demande des ressortissants chinois, les valeurs du luxe étaient touchées par le ralentissement de la consommation dans le pays.

Le trio parisien a souffert : Kering a perdu 4,68% à 752 euros. LVMH a lâché 2,10% à 694,90 euros et Hermès 1,67% à 1.325 euros.

A Londres, Burberry a régressé de 3,38% et, à Milan, Salvatore Ferragamo a cédé 3,74%.

Faurecia rachète Hella

L'équipementier français Faurecia va racheter une part majoritaire de son homologue allemand Hella (-3,39% à 61,04 euros) et propose d'en acquérir la totalité pour créer un géant mondial de l'industrie. Son action a bondi de plus de 12,05% à 43,06 euros.

L'Etat allemand vend du Lufthansa

L'Etat allemand va vendre une partie de ses parts dans le groupe aérien Lufthansa. Cette opération devrait concerner au maximum 5% des parts. L'action du groupe a perdu 3,57% à 8,93 euros.

Du côté de l'euro et du bitcoin

L'euro cédait 0,17% à 1,1777 dollar.

Le bitcoin lâchait 0,62% à 46.428 dollars.

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