Virus: envolée des contaminations en Israël, nouvelles restrictions

AFP
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De nouvelles restrictions sanitaires sont entrées en vigueur mercredi en Israël, pays qui a enregistré son nombre de contaminations le plus élevé depuis janvier malgré une large campagne de vaccination anticoronavirus.

L'Etat hébreu a réinstauré l'obligation de montrer un certificat de vaccination ou un test PCR négatif pour se rendre dans des restaurants, hôtels, musées et bibliothèques et assister à des événements culturels et sportifs.

Cette mesure s'applique également aux lieux de culte accueillant plus de 50 fidèles, a indiqué le ministère de la Santé dans un communiqué, ajoutant que la capacité d'accueil dans les magasins et centres commerciaux était désormais limitée à une personne pour sept mètres carrés.

Les autorités avaient déjà remis en place en juillet certaines mesures levées en juin, comme l'obligation de porter un masque dans les lieux publics fermés et les bureaux, sur fond de hausse du nombre de malades.

Mardi, plus de 8.700 nouveaux cas ont été recensés par les autorités sanitaires, le chiffre le plus élevé depuis le mois de janvier. En juin, seuls quelques cas quotidiens étaient détectés.

Israël avait été l'un des premiers pays à lancer, dès la mi-décembre, une vaste campagne de vaccination à la faveur d'un accord avec le laboratoire Pfizer qui lui avait livré rapidement des millions de doses payantes en échange de données sur l'efficacité du vaccin sur sa population.

Cette campagne avait permis de faire chuter drastiquement les infections, mais ces dernières semaines les contaminations sont reparties à la hausse avec la propagation du variant Delta chez des adultes non vaccinés mais aussi chez des personnes vaccinées il y a plus de six mois.

L'Etat hébreu a commencé la semaine dernière à administrer une troisième dose de vaccin aux personnes âgées de 50 ans et plus, malgré l'appel de l'Organisation mondiale de la Santé en faveur d'un moratoire sur ces doses de rappel afin de laisser plus de vaccins disponibles pour les pays pauvres, où le taux de vaccination reste faible.

Le Premier ministre Naftali Bennett avait rétorqué que l'administration de ces doses en Israël, pays de neuf millions d'habitants, n'allait pas affecter les stocks mondiaux et plutôt permettre de tester l'efficacité de la 3e dose.

- "L'avenir du pays" -

M. Bennett a par ailleurs affirmé mercredi lors d'une conférence de presse télévisée vouloir éviter un nouveau confinement en septembre, mois durant lequel seront célébrées plusieurs fêtes juives, car "cela détruirait l'avenir du pays".

Il a également appelé les Israéliens à poursuivre la vaccination affirmant que le pays pouvait "vaincre le delta". "C'est à portée de main", a-t-il assuré.

"La vaccination fonctionne, c'est factuel et scientifique, ça sauve des vies", a encore asséné M. Bennett.

Au total, plus de 959.000 personnes ont été contaminées en Israël, dont près de 6.700 sont décédées. Plus de 5,4 millions de personnes ont reçu deux doses de vaccin, soit 58% de la population, et quelque 1,1 million une troisième dose.

Côté palestinien, les autorités ont également recensé une recrudescence des contaminations, le nombre de nouveaux malades quotidiens ayant été multiplié par sept depuis le 1er août, d'après les données du ministère de la Santé.

Seuls 432.000 Palestiniens ont reçu deux doses de vaccin, sur les quelque cinq millions qui vivent en Cisjordanie occupée et dans l'enclave de Gaza.

Le porte-parole du ministère de la Santé à Gaza, Achraf al-Qodra, a déploré que 11% seulement des personnes pouvant recevoir le vaccin étaient vaccinées, ajoutant que "la bande de Gaza était entrée dans une 3e vague épidémique".

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