Meurtre de Magali Blandin: son mari, principal suspect, s'est suicidé en prison

AFP
<p>Un appel à témoin affiché à Montfort-sur-Meu, près de Rennes, le 19 février 2021, après la disparition de Magali Blandin</p>

Le mari de Magali Blandin, qui avait reconnu le meurtre de son épouse près de Rennes en février dernier, s'est suicidé en prison, a-t-on appris lundi de source proche du dossier.

Jérôme Gaillard avait reconnu avoir tué à coups de batte de baseball la mère de leurs quatre enfants, une éducatrice spécialisée de 42 ans, qui l'avait quitté quelques mois plus tôt.

Le suspect s'est donné la mort par pendaison dans la nuit de dimanche à lundi à la prison de Vézin-le-Coquet près de Rennes, selon cette source. Il avait laissé une lettre prévenant de son intention et avait été placé dans un quartier pour détenus vulnérables, a-t-on précisé.

Le corps de Magali Blandin avait été retrouvé en mars dans un bois à quelques kilomètres du domicile de l'époux, plus d'un mois après sa disparition, le 11 février dernier.

Le corps avait été localisé sur l'indication de son mari, qui avait avoué l'avoir tuée à coups de batte de baseball, sur fond de "complot criminel".

Sa disparition avait été signalée le 12 février par une collègue, elle-même alertée par l'école constatant qu'elle n'était pas venue récupérer ses enfants. Le couple avait quatre enfants âgés au moment des faits de 4, 7, 12 et 14 ans.

Jérôme Gaillard, 45 ans, avait avoué en garde à vue "être l'auteur du meurtre prémédité de son épouse avec laquelle il était en instance de divorce".

Magali Blandin avait quitté son mari en septembre 2020.

<p>Le procureur de la République Philippe Astruc lors d'une conférence de presse à Rennes, le 20 mars 2021, après la découverte du corps de Magali Blandin</p>

Les parents de Jérôme Gaillard, âgés de 72 et 75 ans, ainsi que des proches de la communauté géorgienne qui ont ensuite fait chanter le mari, ont également été impliqués à des degrés divers dans ce "complot criminel", selon les termes du procureur de la République de Rennes Philipe Astruc lors de la découverte du corps.

Actuellement incarcérés et mis en examen pour tentative de complicité de meurtre par conjoint et complicité de meurtre par conjoint, les parents, des agriculteurs à la retraite sans antécédent judiciaire, dévastés par le suicide il y a dix ans de leur autre fils alors lui aussi en instance de divorce, ont reconnu avoir aidé leur dernier fils dans son projet criminel.

Lors d'une première confrontation avec l'assassin présumé en octobre, ils ont également reconnu avoir été informés de ses plans avant Noël 2020.

Trois Géorgiens dont une femme, auteurs présumés d'une tentative d'extorsion de fonds auprès de Jérôme Gaillard, ont par ailleurs été mis en examen pour tentative d'extorsion en bande organisée. Ils détenaient un enregistrement dans lequel le mari déclarait son intention de tuer sa femme.

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