Gazprom: début du plan de remplissage de stocks de gaz en Europe

AFP
<p>Le logo de Gazprom lors d'un forum international sur le gaz, à Saint-Pétersbourg, le 7 octobre 2021</p>

Le géant gazier russe Gazprom a annoncé mardi avoir commencé à mettre en oeuvre son projet de remplissage de stocks gaziers européens, dont les niveaux exceptionnellement bas on contribué à des prix record ces derniers mois.

"Gazprom a approuvé et commencé la mise en oeuvre du plan d'injection de gaz dans cinq installations européennes de stockage souterrain", a déclaré le groupe sur Telegram, sans toutefois préciser si le remplissage avait déjà commencé et dans quels pays se trouvaient ces installations.

"Les volumes et les itinéraires de transport de gaz ont été déterminés", a ajouté Gazprom.

L'Europe, dont un tiers du gaz provient de Russie, est confrontée depuis des mois à une envolée des prix gaziers, sur fond de demande en hausse du fait de la reprise économique avec l'amélioration de la situation épidémique liée au Covid-19.

Certains pays imputent cette hausse en partie à Moscou, qui s'en défend.

Les cours du gaz ont chuté fin octobre après que le président russe Vladimir Poutine a ordonné à Gazprom d'augmenter ses livraisons à l'Union européenne après le remplissage des réservoirs russes.

Le PDG de Gazprom Alexeï Miller avait par la suite précisé que le groupe prévoyait d'achever le remplissage des réservoirs de gaz russes avant le 8 novembre.

En Europe, les stocks de gaz sont au plus bas, entamés par un hiver prolongé en 2020 et pas suffisamment remplis depuis. A cela s'ajoute un apport réduit d'énergies renouvelables, comme l'éolien, pour des raisons météorologiques.

Selon Moscou, l'UE a favorisé ces dernières années les achats sur le marché au comptant, sujet aux fluctuations des prix, plutôt que de signer des contrats de long terme avec Gazprom.

La Russie assure vouloir livrer plus de gaz, mais souhaite revenir à la pratique des accords pluriannuels.

Certaines voix se sont cependant élevées en Occident, accusant Moscou d'avoir sciemment mis les prix sous pression afin d'accélérer la mise en service du gazoduc controversé Nord Stream 2, prêt à l'emploi mais en attente du feu vert du régulateur allemand.

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