Qualifs Mondial-2022: les Bleus à un pas du Qatar

Antoine MAIGNAN et Jérémy TALBOT
<p>Kylian Mbappe et Karim Benzema (tous deux en chasubles jaunes) avec leurs coéquipiers dans une séance d'entraînement de veille de match au Parc des Princes, le 12 novembre 2021</p>

L'équipe de France veut s'épargner des sueurs froides: les Bleus visent samedi (20h45) au Parc des Princes une victoire contre le Kazakhstan, synonyme de qualification pour le Mondial-2022 avant la fin des éliminatoires, pour clore en beauté leur année mitigée.

Les campagnes qualificatives, "c'est toujours une longue route, parfois périlleuse. L'essentiel, c'est d'y être", a prévenu Didier Deschamps vendredi, invitant ses joueurs à "ne pas se relâcher par rapport à (leur) objectif".

Le sélectionneur sait que les Bleus n'ont jamais été loin du faux pas, ces derniers mois. L'élimination surprise en huitièmes de l'Euro contre la Suisse aux tirs au but (3-3, 5-4 t.a.b.) ou encore les matches nuls poussifs de septembre contre la Bosnie et en Ukraine (1-1) sont là pour le rappeler.

En tête du groupe D avec 12 points, la France est néanmoins en ballottage très favorable: l'Ukraine, deuxième avec 9 points, n'a plus qu'un match à jouer contre deux aux Français. Quant à la Finlande (3e, 8 pts), elle doit négocier samedi (15h00) un déplacement compliqué en Bosnie (4e, 7 pts) avant de recevoir les Bleus mardi à Helsinki en clôture des qualifications.

<p>Présentation de la rencontre entre la France et le Kazakhstan comptant pour les éliminatoires de la Coupe du monde 2022 du samedi 13 novembre 2021 à Paris</p>

Un match nul entre Bosniens et Finlandais dans l'après-midi arrangerait Hugo Lloris et ses partenaires, qui n'auraient alors besoin que d'un seul point face aux Kazakhstanais pour aller défendre leur titre mondial au Qatar (21 novembre - 18 décembre 2022).

Mais "il faut finir le travail", insiste auprès de l'AFP l'adjoint Guy Stéphan.

- Souvenirs -

L'encadrement des champions du monde n'est pas particulièrement superstitieux, mais il connaît le contexte qui entoure la rencontre.

Le Parc des Princes, préféré exceptionnellement au Stade de France pour cause de travaux dans les transports en commun, ravive le souvenir des qualifications au Mondial-1994, conclues par les Bleus de Deschamps, joueur, avec deux défaites surprises dans le même stade, contre Israël et la Bulgarie, dans une situation comptable presque identique.

<p>Les joueurs de l'équipe de France avant le coup d'envoi de leur dernier match disputé au Parc des Princes contre l'Australie le 11 octobre 2013</p>

"Cela reste un souvenir douloureux dans l'histoire de l'équipe de France, mais d'autres matches importants ont été gagnés depuis", a relativisé le capitaine Hugo Lloris, exhortant ses coéquipiers à "emballer le match le plus tôt possible".

La date, six ans jour pour jour après les attaques jihadistes de 2015, un soir de France-Allemagne à Saint-Denis, ajoute à la symbolique de cette soirée, alors que le procès des attentats du "13-Novembre" se tient actuellement devant la cour d'assises spéciale de Paris.

Une minute de silence en hommage aux victimes sera d'ailleurs respectée en amont du match et les Bleus arboreront un brassard spécial pour l'occasion, dans un stade qui affichera complet.

Sur le terrain, les inquiétudes nées à l'Euro ont été effacées pour partie en octobre par le sacre français en Ligue des nations, aux dépens de la Belgique (3-2) et de l'Espagne (2-1).

- Qui pour épauler Kanté ? -

Les Tricolores arrivent donc avec une confiance retrouvée et un groupe stabilisé, seulement perturbé par les absences sur blessure de Presnel Kimpembe, Raphaël Varane et Paul Pogba.

Karim Benzema, préservé jusqu'à jeudi, "sera disponible" selon Deschamps. Le Madrilène est donc espéré dans le onze de départ avec ses compères Antoine Griezmann et Kylian Mbappé.

Les incertitudes concernent surtout le milieu de terrain - Adrien Rabiot ou Aurélien Tchouaméni pour épauler N'Golo Kanté ? -, et l'identité des joueurs qui composeront le nouveau schéma défensif des Bleus, à trois arrières centraux.

<p>Antoine Griezmann, Lucas Hernandez et Léo Dubois à l'entraînement de l'équipe de France le 11 novembre 2021 à Clairefontaine</p>

Dayot Upamecano et Kurt Zouma se disputent une place aux côtés de Lucas Hernandez et Jules Koundé, tandis que Theo Hernandez part favori pour animer l'aile gauche. A droite, "DD" cèdera-t-il à la tentation de lancer l'ailier Kingsley Coman à la place du latéral plus défensif Benjamin Pavard ? "C'est une option", a-t-il glissé vendredi.

En face, la 125e nation mondiale, battue 2-0 à l'aller en Asie centrale, a quelques arguments: "C'est une équipe très généreuse dans l'effort, très regroupée, avec beaucoup de densité", a expliqué à l'AFP Guy Stéphan, soulignant "les qualités mentales" de l'adversaire. Celles-ci suffiront-elles à repousser les espoirs de qualification des Bleus ?

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