Présidentielle: à Cergy, Taubira voit "une attente colossale" à gauche

AFP
<p>L'ancienne ministre de la Justice Christiane Taubira parle à la presse devant l'hôpital de Vierzon, le 20 décembre 2021</p>

La potentielle candidate à la présidentielle Christiane Taubira a affirmé mardi à l'AFP sentir une "attente colossale" de l'électorat de gauche, après une visite à Cergy (Val d'Oise) centrée sur la jeunesse et la précarité.

"On ne peut pas se permettre le luxe de rater le rendez-vous d'avril", a ajouté l'ex-ministre de la Justice de François Hollande, disant ressentir depuis vendredi sur le terrain "l'enthousiasme des personnes" et "une attente colossale".

Mais "ce n’est pas à bas coût qu'ils sont prêts à se remettre à croire à la possibilité de gagner cette élection" à gauche, a-t-elle ajouté, soulignant que "les gens sont exigeants" face aux "difficultés".

L'ex-députée a annoncé vendredi "envisager" de se présenter à la présidentielle, assurant vouloir "rassembler" une gauche éclatée qui compte une dizaine de candidats dont la maire PS de Paris Anne Hidalgo.

Christiane Taubira a d'ailleurs calmé les ardeurs de Muriel, une "socialiste depuis toujours" qui la pressait de dire si elle serait candidate ou non: "Réfrénez votre impatience, vous saurez en temps utile", lui avait-elle dit au sujet de ses intentions pour avril 2022.

Mais tout au long de l'après-midi, l'ancienne garde des Sceaux a surtout distillé des messages d'encouragement aux jeunes Cergyssois.

"La jeunesse est l'énergie et la puissance de ce pays", a-t-elle déclaré.

A une jeune ado qui travaillait sur un texte de rap et croisée dans une maison de quartier, elle lui a répété: "Croyez en vous!". Et de la quitter en lui glissant: "Je voudrais vous voir sur scène!".

Dans la soirée, Christiane Taubira s'est ensuite rendue dans un centre d'hébergement d'urgence accueillant 100 femmes et enfants mis à l'abri pendant la période hivernale. Avant de visiter un centre d'accueil de nuit, quelques kilomètres plus loin.

Valérie Pelisson, la directrie générale d'Espérer 95, l'association chargée des deux centres, a regretté face à Mme Taubira "des équipes fatiguées" et "les difficultés de recrutement" face à "des gens en détresse".

"Ca fait beaucoup d'années qu'on n'a peu fait pour les travailleurs sociaux", lui a répondu l'ancienne députée: "L'Etat ne doit pas être seulement accompagnateur mais aussi concepteur" de politiques publiques d'aide aux plus précaires, a-t-elle affirmé.

© 2022 AFP. Tous droits de reproduction et de représentation réservés. Toutes les informations reproduites dans cette rubrique (dépêches, photos, logos) sont protégées par des droits de propriété intellectuelle détenus par l'AFP. Par conséquent, aucune de ces informations ne peut être reproduite, modifiée, rediffusée, traduite, exploitée commercialement ou réutilisée de quelque manière que ce soit sans l'accord préalable écrit de l'AFP.