Vietnam: le "village de l'encens" se pare de rose à l'approche du Nouvel an lunaire

AFP
<p>Collecte des bâtons d'encens séchés à l'approche du Nouvel an lunaire, à Quang Phu Cau près de Hanoï le 12 janvier 2022</p>

Au Vietnam, le "village de l'encens" s'est paré d'un rose éclatant grâce au travail d'artisans qui disposent en tas bien alignés les milliers de bâtonnets d'encens destinés à être brûlés lors du Nouvel an lunaire.

Janvier est la période la plus chargée de l'année pour les habitants de Quang Phu Cau, en périphérie de Hanoï, où ce savoir-faire remonte à plus d'un siècle, même si cette année la fête est ternie par les restrictions liées à la pandémie.

À l'approche des congés du Têt, le Nouvel an vietnamien qui débute cette année le 1er février, les ventes augmentent à mesure que les gens se pressent dans les temples pour allumer de l'encens pendant le culte, ou brûlent les bâtonnets à la maison.

<p>Vue aérienne d'un employé en train d'étaler des bâtonnets d'encens pour qu'ils sèchent dans une cour à Quang Phu Cau, un village de la banlieue de Hanoï, le 12 janvier 2022</p>

Occupés à teindre, sécher et tailler l'écorce de bambou pour fabriquer les bâtonnets d'encens, les ouvriers constatent néanmoins que les ventes ne sont pas au rendez-vous.

Elles ont chuté "de 30 % par rapport à la même période l'année dernière", déclare à l'AFP Nguyen Thi Luyen, 59 ans.

En 2021, le Vietnam a connu sa plus faible croissance économique depuis 30 ans, 2,58%, et des restrictions draconiennes, dont un strict confinement de trois mois, pour lutter contre la propagation du virus.

"Normalement, il y aurait des camions transportant nos produits vers les provinces centrales et les provinces frontalières.

Cette année, en raison de la politique de prévention de la pandémie, les camions ne peuvent pas transporter de marchandises là-bas", explique Nguyen Thi Luyen.

<p>Transport d'encens séché sur une charrette, à Quang Phu Cau village près de Hanoï le 12 janvier 2022</p>

Quang Phu Cau est l'un des nombreux villages qui fabriquent de l'encens, avec des senteurs adaptées au goût spécifique de chaque région du pays communiste.

La plupart des familles du village sont impliquées dans ce commerce ancien, qu'il s'agisse de couper des planches de bambou, de tremper de fines bandes dans une teinture rose ou d'enrober les bâtons séchés d'une pâte aromatique.

"Nous espérons vraiment que les choses reviendront bientôt à la normale", déclare Mme Luyen.

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