Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Afp
<p>Des soldats russes marchent dans une rue de Marioupol, dans le sud-est de l'Ukraine, le 12 avril 2022</p>

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Marioupol: ultimatum russe -

Le ministère russe de la Défense a demandé aux derniers combattants ukrainiens retranchés dans le complexe métallurgique d'Azovstal à Marioupol dans le sud-est de l'Ukraine de cesser les combats dimanche à 06H00 heure de Moscou (03H00 GMT), et d'évacuer les lieux avant 13H00 (10H00 GMT).

"Tous ceux qui auront abandonné les armes auront la garantie d'avoir la vie sauve", a assuré le ministère sur Telegram. "C'est leur seule chance".

A part cette poche de résistance, "l'entièreté du territoire de la ville de Marioupol a été débarrassé des militants de la formation nazie Azov, des mercenaires étrangers et des militaires ukrainiens", a-t-il affirmé.

- Situation "inhumaine" à Marioupol (Zelensky) -

"La situation à Marioupol reste aussi grave qu'elle est possible de l'être. Tout simplement inhumaine", a affirmé samedi soir le président ukrainien Volodymyr Zelensky dans un message vidéo. "C'est ce que la Fédération de Russie a fait. A fait délibérément. (...) La Russie essaie délibérément de détruire quiconque se trouve à Marioupol", ville portuaire du sud-est de l'Ukraine assiégée depuis des semaines.

Plus tôt, le chef de l'Etat avait prévenu que "l'élimination" des derniers soldats ukrainiens présents dans la ville "mettrait fin à toute négociation de paix" avec Moscou.

Il a de nouveau appelé le monde à "se préparer" pour l'éventuelle utilisation par la Russie de ses armes nucléaires. Il faut "des médicaments (contre les radiations), des abris antiaériens".

Vendredi, le président Zelensky avait déjà jugé que "le monde entier" devrait être "inquiet" du risque que son homologue russe Vladimir Poutine, acculé par ses revers militaires en Ukraine, ait recours à une arme nucléaire tactique.

- Aucun couloir humanitaire dimanche -

Les autorités ukrainiennes ont annoncé dimanche la suspension des couloirs humanitaires pour l'évacuation des civils de l'est de l'Ukraine, faute d'accord avec l'armée russe sur un arrêt des tirs.

<p>Carte d'Ukraine situant les couloirs humanitaires permettant l'évacuation des civils, au 15 avril</p>

"Ce matin, nous n'avons pas réussi à négocier un cessez-le-feu sur les itinéraires d'évacuation avec les occupants. C'est pourquoi, malheureusement, nous n'allons pas ouvrir de couloirs humanitaires aujourd'hui", a indiqué sur Telegram la vice-Première ministre ukrainienne, Iryna Verechtchouk.

- Frappes russes près de Kiev -

Le ministère russe de la Défense a annoncé dimanche avoir bombardé une usine militaire aux abords de Kiev, alors que Moscou intensifie ses attaques contre la capitale ukrainienne.

"Durant la nuit, des missiles de haute précision lancés par des avions ont détruit une usine de munitions près de Brovary dans la région de Kiev", a indiqué le ministère dans un communiqué sur sa chaîne Telegram.

La veille, une usine de matériel militaire fabriquant notamment des tanks avait déjà été visée par un bombardement à Darnytsky, dans la banlieue de Kiev, faisant un mort et plusieurs blessés selon le maire de Kiev, Vitali Klitschko.

Vendredi, une frappe russe avait touché une usine de la région de Kiev, fabriquant des missiles Neptune que l'armée ukrainienne avait affirmé avoir utilisés pour frapper le croiseur russe Moskva, qui a sombré en mer Noire.

- Vidéo présentée comme montrant des rescapés du Moskva -

Le ministère russe de la Défense a diffusé samedi une vidéo présentée comme montrant une rencontre entre le chef de la marine et des rescapés du croiseur Moskva.

Dans cette vidéo d'une trentaine de secondes, on voit quelques dizaines d'hommes en uniforme de marin alignés au garde-à-vous face au chef de la marine, l'amiral Nikolaï Iévménov.

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