Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Afp
<p>Une banderole réclame en anglais "fermez le ciel au-dessus de l'Ukraine" à Dnipro en Ukraine le 20 avril 2022</p>

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Poutine revendique la "libération" de Marioupol -

Le président russe a jugé jeudi que ses forces avaient avec "succès" pris le contrôle de la ville ukrainienne de Marioupol, port stratégique de la mer d'Azov, ordonnant d'assiéger les derniers combattants ukrainiens plutôt que de donner l'assaut sur le site industriel Azovstal où ils sont retranchés.

Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, en plus de quelque 2.000 militaires ukrainiens, "environ un millier de civils, femmes et enfants" et "des centaines de blessés" sont aussi réfugiés dans cette usine.

Les combattants ukrainiens à Marioupol refusent de se rendre et réclament de la communauté internationale des "garanties de sécurité".

- Evacuation difficile des civils -

Quatre bus d'évacuation de civils ont réussi à quitter Marioupol, a indiqué jeudi la vice-Première ministre ukranienne Iryna Verechtchouk.

<p>Carte des destructions recensées à Marioupol, selon une analyse d'images satellite réalisée par Masae Analytics, au 17 avril</p>

Le ministre russe des Affaires étrangères Sergueï Lavrov a affirmé que "toute la responsabilité de la situation humanitaire difficile" à Marioupol revenait aux forces ukrainiennes "nationalistes" présentes sur place qui utilisent des civils comme "bouclier humain" et refusent d’emprunter les couloirs humanitaires ouverts par l'armée russe.

L'armée de la "république" séparatiste de Donetsk a affirmé que 127 civils vivant dans un quartier près de l’usine Azovstal avaient été évacués mercredi, via ces couloirs humanitaires.

- Des corps de civils retrouvés à Borodianka -

Les corps de neuf civils ont été retrouvés mercredi à Borodianka, près de Kiev, certains présentant des "signes de torture", a annoncé la police de la capitale ukrainienne dans la nuit de mercredi à jeudi.

Depuis le retrait des forces de Moscou il y a trois semaines de la région de Kiev, des centaines de corps de civils ont été retrouvés par les autorités ukrainiennes, qui dénoncent avec les Occidentaux des "crimes de guerre" des soldats russes qui occupaient la ville. Une accusation formellement rejetée par la Russie.

- Le Premier ministre espagnol à Kiev -

Le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez est arrivé jeudi matin avec son homologue danoise Mette Frederiksen à Kiev où ils doivent tous deux rencontrer le président Zelensky, a annoncé le gouvernement espagnol. M. Sanchez entend lui transmettre "l'engagement sans faille, clair de l'Union européenne" et de l'Espagne "pour la paix".

L'annonce de ce déplacement du dirigeant espagnol, dans le sillage d'autres dirigeants européens depuis l'invasion russe du 24 février, avait été faite mardi mais le gouvernement espagnol n'avait pas fourni la date exacte pour des raisons de sécurité.

- Transfert vers la France d'Ukrainiens -

Un premier charter avec 74 réfugiés ukrainiens à bord doit atterrir à Bordeaux, dans le Sud-Ouest de la France, jeudi après-midi, en provenance de Moldavie, pays limitrophe de l'Ukraine que Paris s'est engagé à aider en transférant 2.500 déplacés du conflit vers la France, a appris l'AFP auprès des autorités.

<p>Photo fournie par le bureau du chef du gouvernement espagnol le 21 avril 2022 montrant le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez (G) et son homologue danoise Mette Frederiksen (D) avec la vice-Première ministre ukrainienne Olha Stefanishyna (C) à Kiev</p>

Le ministre français de l'Intérieur, Gérald Darmanin, avait annoncé début mars que la France transfèrerait 2.500 Ukrainiens qui ont trouvé refuge en Moldavie, dans le cadre d'une opération que la Commission européenne coordonne vers les "pays volontaires".

Depuis, toutefois, Paris peine à recenser un tel nombre d'Ukrainiens voulant rejoindre la France.

- Une responsable ukrainien met en cause la Croix-Rouge -

Lioudmyla Denissova, chargée des droits humains auprès du Parlement ukrainien, a reproché mercredi au Comité international de la Croix-Rouge de ne pas coopérer avec son pays sur le sort de réfugiés ukrainiens en Russie, le soupçonnant d'être "complice" de "déportations".

Interrogé par l'AFP, le CICR a "fermement rejeté ces fausses accusations" en assurant une nouvelle fois ne pas "effectuer d'évacuations forcées" et en rappelant que l'organisation avait "facilité le passage volontaire de civils et de blessés en toute sécurité vers d'autres villes ukrainiennes".

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