Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Afp
<p>Un immeuble après un bombardement à Gouliaïpole, une ville du sud de l'Ukraine, le 25 avril 2022.</p>

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions : le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Une réunion mensuelle pour Kiev -

Les Etats-Unis et leur alliés se réuniront tous les mois pour examiner comment renforcer les capacités militaires de l'Ukraine face à la Russie, a annoncé mardi le ministre américain de la Défense Lloyd Austin après une rencontre avec des représentants d'une quarantaine de pays en Allemagne.

"La réunion d'aujourd'hui deviendra un groupe de contact mensuel sur la défense de l'Ukraine", a-t-il déclaré, ajoutant vouloir coordonner l'action des "nations de bonne volonté pour intensifier nos efforts, coordonner notre assistance et se concentrer sur la victoire dans le combat d'aujourd'hui et les combats à venir".

Vladimir Poutine n'a pas démontré de "sérieux" dans ses intentions de négocier avec l'Ukraine pour la paix, a estimé mardi le secrétaire d'Etat américain Antony Blinken.

- Berlin va livrer des blindés à l'Ukraine -

L'Allemagne va autoriser la livraison à l'Ukraine d'une cinquantaine de "chars antiaériens", opérant une volte-face par rapport à sa politique jusqu'ici prudente dans son soutien militaire à Kiev.

La France devrait envoyer des canons d'une portée de 40 kilomètres, le Royaume-Uni a livré des missiles antiaériens et la Pologne des chars.

- La Moldavie renforce sa sécurité -

La Moldavie a appelé au calme mardi et annoncé renforcer sa sécurité après des explosions dans la région séparatiste de Transdniestrie, appuyée par Moscou.

"Il s'agit d'une tentative d'accroître les tensions (...) Les autorités moldaves veilleront à empêcher la république d'être entraînée dans un conflit", a déclaré la présidente moldave Maïa Sandu.

Kiev accuse Moscou de chercher à "déstabiliser" la Transdniestrie tandis que la France a apporté son soutien aux Moldaves.

- Guterres, à Moscou, pour un cessez-le-feu -

Le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres a plaidé mardi, au cours de son premier déplacement à Moscou depuis le début de l'offensive, pour un cessez-le-feu "dans les plus brefs délais".

Il a appelé Kiev et Moscou à travailler ensemble, avec l'ONU, pour ouvrir des couloirs humanitaires. Et il s'est dit "préoccupé par les rapports répétés faisant état de possibles crimes de guerre", jugeant qu'ils "requièrent une enquête indépendante".

La Russie est "prête à coopérer" avec l'ONU pour "soulager" les civils en Ukraine, a assuré le chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov.

"Malgré tout, les négociations se poursuivent (...) J'espère que nous arriverons à un résultat positif", a déclaré M. Poutine pendant sa rencontre avec M. Guterres.

- L'ONU vote l'obligation de justifier tout veto -

L'Assemblée générale des Nations unies a adopté mardi par consensus une résolution obligeant les cinq membres permanents du Conseil de sécurité à justifier leur recours au veto, une réforme rare saluée par des applaudissements et qui a été relancée par l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Tchernobyl : niveau de radioactivité "dans la normale" -

<p>Des habitants réfugiés dans un abri pendant un bombardement, le 25 avril 2022 à Hulyaipole, au sud-est de Zaporijjia, dans l'est de l'Ukraine</p>

Le niveau de radioactivité à Tchernobyl se situe "dans la normale", a estimé le chef de l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) qui était sur place mardi, 36 ans après l'explosion survenue dans la centrale nucléaire.

Située à 150 kilomètres de Kiev, la centrale était tombée aux mains des Russes au premier jour de leur invasion, avant d'être victime d'une coupure d'électricité et des réseaux de communications. Depuis le retrait des Russes le 31 mars, la situation se normalise, selon l'AIEA.

L'Union européenne a mis en garde mardi contre une nouvelle catastrophe nucléaire en Ukraine et a demandé à Moscou de s'abstenir de toute action contre les installations nucléaires de ce pays.

- Au moins neuf civils tués -

<p>Carte de la situation en Ukraine au 26 avril à 7h00 GMT</p>

Au moins neuf civils ont péri mardi dans des bombardements russes dans l'est et le sud de l'Ukraine, selon des bilans diffusés par les autorités locales.

- Kiev démolit un monument de l'amitié ukraino-russe -

La mairie de Kiev a commencé la démolition d'un monument historique de l'époque soviétique célébrant l'amitié entre l'Ukraine et la Russie.

"Huit mètres de métal de la soi-disant +amitié des deux peuples+ démantelés. Et ce qui est symbolique (...) la tête de l'ouvrier russe est tombée", a déclaré sur Telegram le maire de la capitale ukrainienne, Vitali Klitschko.

- 5,3 millions de réfugiés -

<p>Le ministre américain de la Défense Lloyd Austin lors d'une réunion avec ses homologues alliés sur la situation en Ukraine à la base américaine de Ramstein, le 26 avril 2022 en Allemagne</p>

Près de 5,3 millions d'Ukrainiens ont fui leur pays depuis le début de l'invasion par les troupes russes il y a deux mois et l'ONU s'attend à ce qu'il y en ait trois millions de plus d'ici à la fin de l'année.

- Wimbledon : Russes et Bélarusses bannis -

Wimbledon n'avait "aucune (autre) option" que de bannir les joueurs russes et bélarusses de la prochaine édition qui se déroulera en juin-juillet, ont déclaré les organisateurs mardi à l'All England Club, où a lieu le tournoi du Grand Chelem londonien.

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