Le point sur l'invasion russe de l'Ukraine

Afp
<p>Dina (G) et sa fille Natacha, originaires de Marioupol en Ukraine, arrivent à bord de leur propre véhicule à Zaporijjia le 2 mai 2022</p>

Situation sur le terrain, réactions internationales, sanctions: le point sur l'invasion de l'Ukraine par la Russie.

- Le 9 mai ne signe pas la fin de la guerre (Lavrov)-

La Russie ne cherche pas à terminer la guerre en Ukraine le 9 mai, célébré comme le jour de la Victoire, a déclaré son ministre des Affaires étrangères, alors que des analystes estimaient une fin possible du conflit à cette date.

"Nos militaires n'ajusteront pas artificiellement leurs actions à une date quelconque, y compris le Jour de la Victoire", a déclaré Sergueï Lavrov dans un entretien diffusé dimanche, en référence à cette date commémorant le 9 mai 1945 et la reddition des nazis face aux Alliés, dont l'Union soviétique.

- Israël fustige les propos de Lavrov sur Hitler -

Le ministre des Affaires étrangères israélien Yaïr Lapid a fustigé lundi les propos de son homologue russe Sergueï Lavrov, qui avait affirmé qu'Hitler "avait du sang juif" et a convoqué l'ambassadeur russe pour obtenir des "clarifications".

Le président ukrainien Volodymyr "Zelensky fait valoir cet argument: comment le nazisme peut-il être présent (en Ukraine) s'il est lui-même juif. Je peux me tromper, mais Hitler avait aussi du sang juif", avait dit M. Lavrov, dont la déclaration a été retranscrite sur le site de son ministère.

La Russie a répété à maintes reprises vouloir "démilitariser" et "dénazifier" l'Ukraine, une ancienne république soviétique avec à sa tête des dirigeants pro-occidentaux.

Depuis l'invasion de l'Ukraine par la Russie, le 24 février, l'Etat hébreu a tenté de maintenir un équilibre délicat entre Kiev et Moscou, mais les propos dimanche de M. Lavrov sur une chaîne italienne ont suscité l'indignation.

- Evacuation de civils de Marioupol -

Une poursuite des évacuations d'habitants de Marioupol est prévue lundi, après une première opération qui a sorti une centaine de civils de l'usine Azovstal, assiégée par les forces russes dans ce port stratégique du Sud-Est de l'Ukraine.

"Le 2 mai, l'évacuation à Marioupol commence à 7h00 (04h00 GMT). Point de collecte - Centre commercial +Port City+", a annoncé sur Telegram Pavlo Kirilenko, gouverneur régional de Donetsk.

L'évacuation entamée samedi en coordination entre l'Ukraine, la Russie et le Comité international de la Croix-Rouge (CICR), avait concerné des femmes et des enfants.

- Kiev dit avoir détruit deux bateaux russes -

L'armée ukrainienne a affirmé lundi avoir détruit deux patrouilleurs russes, près de l'île aux Serpents, en mer Noire, devenue symbole de la résistance ukrainienne depuis le début de l'invasion.

Les patrouilleurs russes de classe Raptor font partie des navettes les plus rapides de la marine russe, pouvant atteindre près de 90 km/h à pleine vitesse.

Moscou n'a pas confirmé l'information.

- Retour des diplomates US espéré d'ici fin mai -

Le retour des diplomates américains à Kiev, la capitale ukrainienne qu'ils avaient quittée mi-février quelques jours avant le début de l'invasion russe, est espéré "d'ici la fin du mois" de mai, a annoncé lundi la chargée d'affaires américaine Kristina Kvien.

- La Finlande annule un contrat avec Rosatom -

Un consortium en Finlande a annulé lundi son contrat avec le géant russe Rosatom pour construire un réacteur nucléaire dans le nord du pays nordique, invoquant l'impact de la guerre en Ukraine sur la faisabilité du projet.

- Pétrole russe: l'UE étudie un embargo progressif -

A Bruxelles, les ministres de l'Energie des Vingt-Sept tiennent lundi une réunion pour étudier un arrêt progressif des achats de pétrole à la Russie afin de sanctionner la guerre en Ukraine.

<p>Carte localisant les avancées des forces militaires russes dans Marioupol au 30 avril à 19h GMT</p>

"Il y a une volonté politique de cesser les achats de pétrole à la Russie et nous aurons la semaine prochaine des mesures et une décision sur un retrait progressif", avait affirmé dimanche un responsable européen impliqué dans les discussions, sans cacher que la décision n'est "pas facile à mettre en oeuvre".

Deux pays européens enclavés, la Hongrie et la Slovaquie, dépendent des oléoducs russes et l'Union européenne souhaite aussi éviter une flambée mondiale des prix du pétrole.

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