Jean-Luc Mélenchon: le conseil de la refondation "saison 2 du grand blabla"

Afp
<p>L'Insoumis Jean-Luc Mélenchon s'exprime lors d'un meeting à Villeurbanne près de Lyon, le 4 juin 2022</p>

Le "Conseil national de la refondation" annoncé vendredi par le président Macron, "c'est la saison 2 du grand blabla", a déclaré samedi Jean-Luc Mélenchon lors d'un meeting à Villeurbanne, aux portes de Lyon, à huit jours du premier tour des législatives.

"Après la saison 1 du grand blabla, avec le grand débat national en 2019 (....) puis la convention citoyenne pour le climat, rien n'a été appliqué, absolument rien. La saison 2 du grand blabla, c'est le Conseil national de la refondation", a-t-il dit en référence à la décision du président de mener des consultation avant de lancer des réformes touchant au pouvoir d'achat, à l'écologie, aux institutions et aux retraites.

M. Mélenchon s'est déplacé à Villeurbanne pour soutenir son gendre Gabriel Amard, 'un gars bien", selon lui, candidat de la NUPES dans la 6eme circonscription du Rhône, désigné par la France insoumise sur des terres historiquement socialistes.

<p>L'Insoumis Jean-Luc Mélenchon (G) avec son gendre candidat de la NUPES dans la 6eme circonscription du Rhône, Gabriel Amard, lors d'un meeting à Villeurbanne près de Lyon, le 4 juin 2022</p>

"Votre mission est d'élire un des piliers du système militant que j'ai eu le bonheur de construire au fil des années", a déclaré le tribun accueilli comme une star par les militants réunis dans un parc de cette ville de 150.000 habitants qui a voté pour lui à 37,88% au premier tour de la présidentielle 2022.

Avant la photo de famille, Jean-Luc Mélenchon a tenu le micro pendant près de deux heures pour expliquer à la petite foule l'enjeu du scrutin: "ce n'est pas une élection dans chaque circonscription, c'est une élection nationale", a-t-il dit avant de détailler son programme "de rupture" une fois qu'il serait nommé premier ministre par le président Macron.

"Personne ne peut lui imposer de nommer M. Mélenchon, formellement, c'est vrai mais ce ne serait pas raisonnable de faire autrement: la constitution ne prévoit pas le droit au caprice", a-t-il en rappelant les différents cohabitations qui ont ponctué ces dernières décennies.

Au premier tour des législatives, Gabriel Amard fera face à 14 candidats, dont l'avocate ex-LR Emmanuelle Haziza ("Ensemble") et Michèle Morel, responsable départementale RN.

Epoux de sa fille de Jean-Luc Mélenchon, Maryline, cet homme de 55 ans avait quitté le PS en 2008 avec le leader insoumis. Successivement maire de Viry-Châtillon, conseiller régional en Ile-de-France et conseiller général de l'Essonne, il a été élu aux régionales de 2021 en Auvergne-Rhône-Alpes (Isère). Il a échoué par deux fois aux législatives en Essonne (2012) et dans le Jura (2017).

Son investiture dans le Rhône a suscité des grincements de dents, mais pas de candidature socialiste dissidente. Le siège est vacant depuis la démission du sortant "marcheur" Bruno Bonnel, parti piloter le plan d'investissement France 2030.

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