Catastrophe ferroviaire de Brétigny: le jugement sera rendu le 26 octobre

Afp
<p>Me Emmanuel Marsigny, qui représente la SNCF au procès de la catastrophe ferroviaire de Brétigny de 2013, le 25 avril 2022 au tribunal d'Evry</p>

La décision dans le procès de la catastrophe ferroviaire de Brétigny-sur-Orge (Essonne) en 2013, qui a fait sept morts et plusieurs centaines de blessés physiques et psychologiques, sera rendue le 26 octobre par le tribunal correctionnel d'Evry.

Depuis le 25 avril, SNCF, SNCF Réseau (ex-RFF) et un ancien cadre cheminot sont jugés pour homicides involontaires et blessures involontaires.

Mercredi, le procureur Rodolphe Juy-Birmann a requis la peine maximale (450.000 euros d'amende) pour la SNCF, poursuivie comme héritière pénale de SNCF Infra, chargée de la maintenance au moment du déraillement du train.

Le procureur a en revanche demandé la relaxe pour les deux autres prévenus: le gestionnaire des voies, SNCF Réseau, et un ancien cadre cheminot Laurent Waton.

Le 12 juillet 2013, le désassemblage d'une éclisse - sorte de grosse agrafe reliant deux rails - a provoqué le déraillement d'un train Intercités en gare de Brétigny-sur-Orge (Essonne).

Pour la SNCF, dont l'avocat a plaidé vendredi la relaxe, ce désassemblage a été soudain, imprévisible, provoqué par un défaut de l'acier. Avec des boulons qui ont cassé très peu de temps avant l'accident.

Ce que conteste l'accusation, qui soutient un processus lent et reproche à la SNCF d'avoir "créé le contexte à l'origine de l'accident" (problème de géométrie des voies, mauvais suivi d'une fissure détectée en 2008...).

Les huit semaines d'audience ont été le théâtre d'âpres débats techniques sur fond d'expertises judiciaires et de vifs moments d'émotion lors des témoignages des victimes et proches de victimes.

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