Nouvel épisode caniculaire en France, 1.700 hectares brûlés en Gironde

Afp
<p>Des pompiers luttent contre un incendie à Landiras, en Gironde, le 13 juillet 2022</p>

Deux incendies ont déjà ravagé près de 1.700 hectares de pins en Gironde mercredi, contraignant à l'évacuation de 6.000 campeurs, une situation favorisée par la vague de chaleur qui sévit dans le sud de la France.

La France fait face à ce phénomène pour la seconde fois en un mois, illustration du changement climatique qui va causer des étés "de plus en plus chauds, où 35 degrés sera la norme", selon Météo-France.

Sept départements du Sud-Ouest, la Drôme et l'Ardèche, ont été placés en vigilance orange canicule.

Le numéro vert "canicule" - 0800.06.66.66 - va d'ailleurs être réactivé mercredi selon le ministre de la Santé François Braun. "On pourra vous donner toutes les informations nécessaires sur ce pic de canicule et ce qu'il faut faire", a souligné le ministre, sur la radio RTL.

En Gironde, touchée depuis mardi après-midi par deux incendies distincts et toujours en cours dans des forêts de pins, 1.000 hectares ont déjà brûlé à Landiras, à une quarantaine de kilomètres au sud de Bordeaux, selon un nouveau bilan de la préfète Fabienne Buccio lors d'un point-presse sur place.

<p>Carte montrant les départements concernés par une alerte vigilance orange pour risque de canicule jusqu'au 14 juillet 06H00, selon Météo-France</p>

Selon les pompiers, le second feu, qui a également démarré mardi après-midi, à La Teste-de-Buch, près de la dune du Pilat, a ravagé 700 hectares et n'est "pas du tout fixé".

"Ce sont des feux importants, pas des méga-feux", a précisé la préfète qui venait de survoler la zone en hélicoptère, évoquant "un front de feu de 5 km".

"Le problème, c'est qu'ils ont lieu en même temps". Les feux sont alimentés "par une végétation sèche, notamment les sous-bois. Evidemment, la chaleur n'aide pas", a-t-elle ajouté.

- Campings évacués -

Dans la nuit, quelque 6.000 personnes logeant dans cinq campings de la zone très touristique du Pilat ont été évacuées par précaution au parc des expositions de la Teste-de-Buch.

"On leur a servi un petit déjeuner, on s'organise au mieux", a indiqué à l'AFP le directeur de cabinet de la mairie Matthieu Castaingts, avec l'aide de la protection civile et l'"élan de solidarité" des communes voisines.

Avec la chaleur qui s'annonce, "on va essayer de récupérer des brumisateurs et des ventilateurs" pour les estivants qui ont pour la plupart laissé leurs affaires dans les campings.

Des évacuations ont également eu lieu, par précaution, mardi soir dans cinq hameaux et dans le village de Guillos, soit environ 500 personnes. "Il y avait des flammes à la cîme des arbres à 30 m de haut, on les voyait arriver vers le village, c'était très impressionnant", a indiqué à l'AFP la maire Mylène Doreau.

<p>Températures prévues par Météo-France pour les 13, 14 et 15 juillet</p>

Quelque 600 sapeurs-pompiers sont engagés sur ces incendies, aidés de deux Canadair et deux avions Dash. Des renforts nationaux supplémentaires sont attendus dans la matinée.

La préfecture de la Gironde avait placé mardi le département en vigilance orange feu de forêts (vigilance "élevée"/niveau 3 sur 5), "au vu des conditions météorologiques attendues dans les prochains jours". La même décision a été prise dans les Landes et le Lot-et-Garonne voisins.

Un mois après un premier épisode caniculaire, la France fait face depuis lundi à une nouvelle vague de chaleur. Météo-France s'attend à un épisode d'une durée "de huit à dix jours", avec un pic probablement "entre samedi et mardi" 19 juillet.

Vingt-quatre départements restent en vigilance jaune, principalement à l'ouest et dans la vallée du Rhône. Les températures devraient aller jusqu'à 37-38° dans le Sud-Ouest et en basse vallée du Rhône.

Sur les départements placés en vigilance canicule, les températures maximales pourront être comprises entre 36 et 38°C, avec des pointes voisines de 39° dans le Sud-Ouest mercredi après-midi, selon Météo-France.

En Ile-de-France, la préfecture de police a décidé de réduire mercredi la vitesse sur les autoroutes et voies rapides en raison d'un épisode de pollution à l'ozone.

Les risques élevés d’incendie ont conduit des villes comme Nîmes à renoncer à tirer son feu d'artifice du 14 Juillet ou adapter, comme à Toulouse ou Lourdes, les festivités.

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