Foot: Bordeaux et Saint-Etienne têtes d'affiche d'une L2 plus relevée que jamais

Theo MATTIOLO

Embouteillage en vue ! Avec seulement deux tickets pour la montée en Ligue 1 et la présence écrasante des monuments du football français Bordeaux et Saint-Étienne, la saison 2022-2023 de Ligue 2 démarre samedi dans un climat concurrentiel inédit.

"On a un objectif d'être dans le haut du tableau, mais on sait que cette saison il n'y en a que deux qui montent en L1 et il y a du lourd autour de nous", a résumé l'entraîneur du Paris FC Thierry Laurey dans les colonnes du Parisien.

A partir de la saison 2023-2024, la Ligue 1 passera en effet à 18 clubs (contre 20 actuellement) et pour ne pas priver les écuries de Ligue 2 de montées, seuls deux sésames pour l'élite seront mis en jeu. En parallèle, quatre clubs descendront de L1 à l'issue de cette saison et viendront renforcer une deuxième division déjà très relevée.

Pour de nombreux prétendants, c'est le moment ou jamais de grimper au premier échelon.

Beaucoup auront donc la même ambition que le PFC, à commencer par les poids lourds Bordeaux et Saint-Étienne, deux clubs historiques du Championnat de France qui n'avaient plus connu la deuxième division depuis respectivement 1992 et 2004.

Plus attractifs et bien plus riches que leurs concurrents de Ligue 2, ces deux monuments du football français devraient se livrer un duel à distance et sont en théorie attendus tout en haut du classement.

Pas une mince affaire pour les Girondins, sextuples champions de France, dont le recrutement a été fortement perturbé ces dernières semaines par le risque d'une rétrogradation administrative en National. Jusque-là, seuls Yoann Barbet (QPR) et Vital Nsimba (Clermont) sont venus renforcer l'effectif.

Repêché in extremis mercredi par la FFF mais toujours en difficulté financière, le FCGB doit "remonter au plus vite", a expliqué son président-propriétaire Gérard Lopez, notamment pour soigner ses comptes. Il aura rendez-vous samedi à domicile contre Valenciennes.

- Beaucoup plus de prétendants -

Côté stéphanois, le nouveau coach Laurent Batlles a refusé jeudi de considérer les Verts comme "favoris" à la remontée, d'autant que le club démarre la saison avec trois points de pénalité consécutifs aux débordements du barrage perdu contre Auxerre en mai dernier. "Il y a beaucoup plus de prétendants aujourd'hui", a averti le défenseur Anthony Briançon. Les résultats des premiers matches seront donc "primordiaux", a-t-il ajouté.

"C'est un championnat qu'on sait très difficile, encore plus cette année peut-être avec deux supers équipes qui sont descendues", a confirmé l'entraîneur-adjoint du FC Metz Christophe Delmotte. Les Grenats, habitués de l'ascenseur L1-L2, devront engranger le plus de points possible à domicile pour "briguer ces places de remontée", explique-t-il.

Derrière ces habitués de la L1, Sochaux, Le Havre et le PFC entre autres, tous très actifs sur le marché des transferts et avides de montée, vendront très cher leur peau.

Tout comme Caen, qui pourra compter sur l'expérimenté Romain Thomas, arrivé cet été en provenance d'Angers après sept saisons dans l'élite. Il croisera dès le 20 août la route de son ancien coéquipier Vincent Manceau, récemment enrôlé par Guingamp.

L'édition précédente du championnat avait été âprement disputée, ne révélant l'identité des promus et des barragistes, à l'exception du champion Toulouse, qu'à l'issue de l'ultime journée.

Mais contrairement à l'année dernière, les téléspectateurs ne pourront pas profiter de la majorité du spectacle en clair. Le multiplex, diffusé gratuitement par la chaîne l'Equipe en 2021-2022 dans un contexte d'incertitude sur l'attribution des droits, passe sur Amazon Prime Video. Seule une rencontre de ce même multiplex restera accessible sur la chaîne l'Equipe.

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