Les prétendants à l'investiture démocrate pour l'élection présidentielle de 2020 ont apporté leur soutien à la sénatrice américaine Kamala Harris, attaquée sur les réseaux sociaux par des internautes arguant qu'elle n'est pas "Noire".

L'élue de Californie, d'origine jamaïcaine et indienne, a capté la lumière après sa solide prestation jeudi soir lors du débat démocrate, lui assurant une stature de favorite.

Des internautes, dont certains réputés proche de l'extrême droite, s'en sont pris à Kamala Harris sur les réseaux sociaux.

"Kamala Harris n'est *pas* une noire américaine. Elle est à moitié indienne et à moitié jamaïcaine", a écrit jeudi sur son compte Twitter, suivi par 90.000 personnes, l'internaute Ali Alexander.

Le fils aîné du président américain, Donald Trup Jr., a retweeté ce message avant de l'effacer.

Ces attaques en ligne ont suscité une levée de boucliers de la part des rivaux de Kamala Harris aux primaires démocrates.

L'ancien vice-président américain Joe Biden a dressé un parallèle entre ces attaques contre Kamala Harris et une théorie du complot qui avait mis en doute le lieu de naissance de Barack Obama, premier président noir des États-Unis.

"C'est écœurant et nous devons les dénoncer quand nous en sommes témoins. Le racisme n'a pas sa place en Amérique", a-t-il tweeté.

Donald Trump, l'actuel locataire de la Maison Blanche, avait mis en doute le fait que Barack Obama soit né aux Etats-Unis, condition sine qua non pour devenir président.

D'autres candidats démocrates ont tenu à soutenir Mme Harris, notamment Bernie Sanders et le maire de South Bend, Pete Buttigieg.

Elizabeth Warren, la sénatrice progressiste, a qualifié ces attaques de "racistes et vilaines".

Lors du débat démocrate jeudi, Kamala Harris avait mis en avant son histoire personnelle pour se dire blessée par les déclarations de Joe Biden sur ses échanges "courtois" avec des sénateurs ségrégationnistes, il y a des années.

L'ex-procureure de Californie est la seule femme noire à briguer l'investiture démocrate. Si elle accède à la Maison Blanche, elle deviendrait la première femme - et la première femme noire - élue présidente des Etats-Unis.