Les Bleues verront Tokyo: les basketteuses françaises se sont qualifiées pour les JO-2020 grâce à leur victoire convaincante contre le Brésil (89-72), samedi lors de la deuxième journée du Tournoi de qualification olympique de Bourges.

Après l'argent à Londres en 2012 et la quatrième place à Rio en 2016, l'équipe de France accroche ainsi une troisième participation consécutive aux Jeux.

Le succès plein de détermination contre les vices-championnes du monde australiennes jeudi en ouverture a montré qu'il faudra à nouveau compter avec les Bleues au Japon.

"C'est royal", a savouré la capitaine Endy Miyem. "On est capable de mettre de l'intensité, et quand on le fait, on met les autres équipes en difficulté. Quand on est comme ça, on est irrésistible. On mériterait de vivre d'autres grands moments".

En cas de succès contre le petit Porto Rico dimanche en clôture du tournoi berruyer, les vices-championnes d'Europe se mettraient dans de bonnes dispositions pour Tokyo. Une première place à Bourges pourrait leur permettre d'être tête de série lors du tirage au sort le 21 mars, avec un parcours qui croiserait la route de l'ogre américain le plus tard possible dans la compétition.

En attendant, elles pourront se satisfaire d'une autre belle performance. Si elles avaient été acharnées contre l'Australie, elles ont cette fois ajouté un peu de finesse offensive à leur panoplie.

- "On le mérite" -

"C'est formidable. On le mérite. On a tout donné. Je suis fière de mon équipe", a exulté la taulière Sandrine Gruda. "C'est une équipe en reconstruction. Avec le temps, on s'affirme et une identité se crée. C'est rassurant pour la suite".

Portées par un Prado en feu, les Bleues ont imprimé leur marque dès l'entame. Elles ont même déroulé avec précision dans les cinq premières minutes, prenant neuf longueurs d'avance grâce à dix points de Sandrine Gruda (15-6).

Déjà impériale contre l'Australie, Gruda s'est encore une fois dressée (18 pts à la mi-temps, 26 au total) pour redonner de l'air aux Bleues à la pause (38-27).

Sauf que les Brésiliennes, dos au mur après avoir été renversées par Porto Rico en ouverture du TQO, ont fini par revenir et faire douter un peu les joueuses de Valérie Garnier.

La Seleçao n'a pas lâché, revenant même à quatre longueurs au milieu du troisième quart-temps (40-36). Mais au niveau de l'intensité et de l'agressivité, les Françaises, étouffantes contre l'Australie, ont a nouveau sorti le grand jeu.

- Bouquet final -

"Je suis tellement fière de mes joueuses", s'est réjouie la sélectionneuse Valérie Garnier. "Je n'ai pas spécialement tremblé, cette équipe a des ressources. Il y a du monde sur le banc, il n'y a pas eu d'inquiétude".

Avec la hargne d'Helena Ciak et Alexia Chartereau sous le panier, elles ont ralenti le Brésil. Et puisque, offensivement, Marine Johannès a pris le jeu à son compte, tout s'est bien passé.

L'arrière (17 pts) a offert un festival, réussissant lay-up acrobatique, contre-attaques fulgurantes et passes aveugles pour redonner un joli petit coussin à l'approche de la dernière période (60-46).

Dans le temple du basket féminin hexagonal, ces quatorze points ont été plus que suffisants. Poussées par un Prado comble et électrique, les Bleues n'ont évidemment plus lâché leur billet, si férocement arraché, pour Tokyo.

Avec 29 points dans le dernier quart-temps, elles ont même fêté ça avec un sacré feu d'artifice. En japonais, on dit "hanabi".