Emmanuel Macron a décollé jeudi peu avant 08H00 pour le Liban, afin d'y rencontrer l'ensemble des acteurs politiques et témoigner son soutien au pays au surlendemain des violentes explosions à Beyrouth, a indiqué l'Elysée.

Le chef de l'Etat doit atterrir autour de 11H00 françaises (12H00 locales) à Beyrouth où il sera accueilli par le président libanais Michel Aoun. Il se rendra ensuite directement au port, lieu des déflagrations qui ont provoqué au moins 137 morts et 5.000 blessés, selon un bilan encore provisoire.

M. Macron veut "démentir que le Liban", touché par ailleurs par une crise politique et économique, "est seul, coulé, près de disparaître", fait valoir l'Elysée.

"Il s'agit pour le président de dire que la France est là - c'est son rôle - et qu'il croit dans le Liban", ajoute-t-on de même source.

M. Macron doit durant sa journée de visite s'entretenir avec M. Aoun et les principaux responsables libanais, politiques et "représentants des mouvements civils", a indiqué la présidence française. Le chef de l'Etat doit enfin tenir une conférence de presse à 17H30 françaises (18H30 locales).

"Ce voyage est aussi l'occasion de poser les bases claires d'un contrat pour la restauration du Liban, exigeant pour tous, qui limite les conflits, offre un secours dans l'immédiat et ouvre une perspective à plus long terme", précise l'Elysée.

En parallèle, la France a dépêché mercredi une première aide d'urgence. Un avion s'est envolé à la mi-journée de Marseille avec du matériel ainsi qu'une équipe médicale de neuf personnes (quatre médecins urgentistes, trois infirmiers et deux marins-pompiers).

Deux autres appareils ont suivi depuis Paris, avec à leur bord des personnels de la sécurité civile et plusieurs tonnes de matériel.