Le président américain Joe Biden a marqué jeudi son 100e jour au pouvoir avec un déplacement en Géorgie, un Etat électoral clé, pour promouvoir des plans d'investissements colossaux qui peuvent, selon lui, transformer le pays.

S'adressant à un rassemblement en drive-in sur un parking à Duluth, M. Biden a salué la Géorgie, qui a été cruciale pour sa victoire à la présidentielle et a aussi envoyé deux démocrates, Raphael Warnock et Jon Ossoff, au Sénat.

Cela lui a offert deux majorités - étroites - au Congrès, et lui a permis de faire adopter un gigantesque plan de relance d'1,9 milliard de dollars peu après son arrivée à la Maison Blanche et de commencer à planifier d'autres investissements gargantuesques dans l'infrastructure et l'éducation notamment.

"Votre vote a changé le monde", a lancé le président à la foule qui klaxonnait et l'acclamait.

"Je n'ai jamais été aussi optimiste sur l'Amérique", a-t-il dit, faisant écho à son discours de la veille au Congrès, pendant lequel il a dit que les Etats-Unis étaient "prêts au décollage" avec le succès de leur campagne de vaccination contre le Covid-19.

Il a évoqué ses plans d'investissements en affirmant que leur adoption par le Congrès résulterait en "des millions d'emplois bien payés" pour les Américains ordinaires.

"Wall Street n'a pas construit ce pays. Vous l'avez construit", a-t-il poursuivi. "Il est temps que les très riches et les grandes entreprises commencent à payer leur juste part", a-t-il ajouté.

Le président avait détaillé mercredi soir ses plans: un "projet pour les familles américaines" de 1.800 milliards de dollars sur 10 ans, et un large plan d'investissements dans les infrastructures de 2.000 milliards de dollars.

Il leur faudra cependant être adoptés par le Congrès, ce qui est loin d'être gagné.