Voici les principales dates de l'affaire Bygmalion qui a éclaté au début de 2014.

27 fév: selon le Point, Event et Cie, filiale événementielle de Bygmalion, aurait lourdement facturé à l'UMP, sans appel d'offres, "au moins 8 millions d'euros" de conventions ou conférences diverses durant la campagne présidentielle de 2012.

. Le président du parti, Jean-François Copé, conteste et annonce une plainte en diffamation.

3 mars: dans un discours solennel, Copé dénonce "certains organes de presse" aux "méthodes dignes de l'Inquisition" et son "lynchage public". Il exige la transparence financière de tous les partis et de la presse.

5 mars: Le parquet de Paris ouvre une enquête préliminaire sur les accusations de surfacturations à l'UMP par Event et Cie.

11 avr: dans un autre volet, l'ex-dirigeant de Bygmalion et ancien collaborateur de Copé, Bastien Millot, est mis en examen pour recel de favoritisme, pour des "missions de communication" à partir de 2008 avec France Télévisions, quand il était directeur délégué auprès du président Patrick de Carolis.

Ce dernier est également mis en examen pour favoritisme.

15 mai: Libération affirme que l'UMP a réglé pendant la campagne de Nicolas Sarkozy près de 20 millions d'euros à Event et Cie, proche de Copé, pour des événements qui semblent parfois fictifs.

. Copé invoque des "amalgames" à l'approche des élections européennes.

. Le député UMP Pierre Lellouche "conteste formellement" avoir participé à une conférence de mai 2012 facturée 299.000 euros à l'UMP par Event et Compagnie où son nom apparaît pourtant comme principal intervenant.

18 mai: Copé promet de "dire exactement ce qu'il en est" sur l'affaire après le scrutin du 25 mai.

20/21 mai: Le député UMP Lionel Tardy déplore le "silence assourdissant des dirigeants" de son parti sur l'affaire.

. Gilles Carrez, président UMP de la commission des Finances de l'Assemblée, estime que Jean-François Copé doit garantir "le plus rapidement possible" la transparence dans les comptes de son parti, car au fond "c'est de l'argent public".

. Bygmalion réfute par le biais de son avocat Me Patrick Maisonneuve toute "surfacturation" ou "rétrocommission" dans ses prestations pour l'UMP.

22 mai: Copé reconnait avoir des "interrogations" sur Bygmalion.

26 mai: L'avocat de Bygmalion dénonce une "affaire des comptes de campagne" de Nicolas Sarkozy, évoquant un système mis en place "à la demande de l'UMP" pour dissimuler des dépenses liées aux meetings du président-candidat en 2012.

Evoquant des "fausses factures" puis de "vraies fausses factures", Me Maisonneuve estime à "plus de dix millions d'euros" les sommes litigieuses.

. L'ex-directeur adjoint de la campagne de Sarkozy en 2012, Jérôme Lavrilleux, reconnaît que des prestations fournies par Bygmalion ont été indûment facturées à l'UMP au lieu d'être imputées aux comptes de campagne du candidat.

. Perquisitions à l'UMP, Bygmalion et Génération France, l'association politique de Jean-François Copé (source judiciaire).

. Pierre Lellouche appelle Copé à se "mettre en retrait". Il avait auparavant annoncé une plainte pour usurpation d'identité, jugeant que la direction de l'UMP devait "changer".

. Dans la matinée, Jean-François Copé avait affirmé sur RMC/BFM TV qu'il "ne savait rien du tout" à propos de Bygmalion.