La course aux vaccins continue mais il n'existe pas pour l'heure de solution miracle contre le Covid-19, a averti lundi l'OMS, alors que la pandémie continue à s'accélérer dans le monde et pousse certaines villes comme Melbourne, en Australie, à refermer les portes des commerces.

"Il n'y a pas de panacée et il n'y en aura peut-être jamais", a déclaré le directeur général de l'Organisation mondiale de la santé, Tedros Adhanom Ghebreyesus. "Les essais cliniques nous donnent de l'espoir. Cela ne veut pas nécessairement dire que nous aurons un vaccin" efficace notamment sur la durée, a-t-il expliqué.

Plusieurs pays sont lancés dans la bataille des vaccins, certains en sont aux dernières étapes de tests. La Russie a assuré lundi qu'elle serait prochainement en mesure de produire "plusieurs millions" de doses début 2021.

En attendant, le rythme de la pandémie continue de s'accélérer, particulièrement aux Etats-Unis et en Amérique latine. A ce jour, plus de 18 millions de personnes dans le monde ont été contaminées par le virus et plus de 680.000 en sont mortes, selon un bilan établi lundi par l'AFP.

En sinistre position de tête, les Etats-Unis comptent 154.834 morts dont 515 en 24 heures, suivis du Brésil (94.104 morts), du Mexique (47.746 décès) et du Royaume-Uni (46.193 morts).

- Le Tour de France reporté -

La remontée des contagions a conduit plusieurs pays à de nouvelles mesures de restrictions, comme à Melbourne, déjà placée dimanche sous couvre-feu pour six semaines. A partir de mercredi minuit, tous les commerces et les administrations non essentiels de la deuxième ville d'Australie seront fermés. Supermarchés, pharmacies et magasins d'alcool bénéficieront d'une exemption.

"L'heure n'est plus au laxisme, le temps des avertissements est fini", a déclaré Daniel Andrews, Premier ministre de l'Etat de Victoria, dont Melbourne est la capitale. Les six prochaines semaines "sont absolument décisives" pour enrayer la reprise de l'épidémie, a-t-il souligné.

Malgré un confinement instauré début juillet, Melbourne a continué d'enregistrer des centaines de nouveaux cas quotidiennement et a annoncé treize décès lundi.

En France, le Premier ministre a appelé lundi ses concitoyens et les services de l'Etat à "ne pas baisser la garde", afin d'éviter "un reconfinement généralisé".

Et le départ du Tour de Fance, plus grande course cycliste du monde, qui devait démarrer en 2021 au Danemark, a été repoussé d'un an.

Aux Philippines, les autorités ont aussi annoncé un reconfinement à partir de mardi qui va toucher plus de 27 millions de personnes, soit environ le quart de la population.

Depuis le début du mois de juin les infections ont quintuplé, dépassant la barre des 100.000 cas, alors que les décès s'élèvent à environ 2.000. "Nous n'avons pas été à la hauteur", a reconnu le président Rodrigo Duterte.

- Rentrée des classes en Allemagne -

L'Amérique latine et les Caraïbes, avec plus de 201.000 morts, sont à présent la deuxième région la plus touchée après l'Europe, qui compte plus de 210.000 morts.

En Argentine, le ministère de la Santé a annoncé que les 200.000 cas de contamination avaient été dépassés et que les réunions sociales seraient interdites dans tout le pays à partir de lundi.

Au Venezuela, le président Nicolas Maduro a ordonné dimanche une quarantaine stricte dans tout le pays.

En Allemagne, des milliers d'élèves ont repris lundi le chemin de l'école, les premiers en Europe, une rentrée marquée par de strictes mesures sanitaires et qui fera office de test.

Les quelque 150.000 élèves de Mecklembourg-Poméranie, région du nord-est, sont ainsi les premiers à retourner à l'école après des mois d'interruption et de cours principalement en ligne.

"Les enfants avaient besoin d'être présents à l'école car il faut éviter que le retard ne s'accroisse", a expliqué à l'AFP Steffen Kästner, directeur de l'école CJD Jugenddorf-Christophorus à Rostock.

L'Allemagne a jusqu'à présent été plutôt épargnée par la pandémie qui y a fait moins de 9.200 morts, mais les autorités s'alarment d'une lente reprise des infections.

- Calme à Ibiza -

En Méditerranée, la catastrophe touristique est bien présente. Un calme insolite règne à Ibiza, île de l'archipel espagnol des Baléares, et les immenses boîtes de nuit qui font sa réputation ont dû faire une croix sur la saison.

"Il faut que je sois responsable", déclare Yann Pissenem, copropriétaire français du Hï Ibiza, l'un des plus grands clubs de l'île. Si les discothèques étaient ouvertes, elles risqueraient de "créer des clusters partout", reconnaît-il.

Au Kenya, la tragédie touche aussi les adolescentes, plus nombreuses en temps de confinement à tomber enceintes.

"Quand les écoles sont ouvertes et que les adolescentes sont à l'école, on en voit deux tous les trois mois. Maintenant il y a une augmentation, avec environ 7 ou 8 par mois", constate Oriema Otieno, médecin dans un quartier de Nairobi.

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